Pour les visiteurs d'ALLOCINE, en avant-première la critique de LA ZONA
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L’avantage a priori d’un festival cinéma (espagnol) est de voir plus d’un film en une soirée mais il a surtout l’inconvénient d’une hétérogénéité dans la qualité. Après le superbe LE LABYRINTHE DE PAN, LA ZONA partait avec un handicap qu’il ne relèvera jamais.
LA ZONA est un premier film, cela se voit à l’écran et surtout dans le scénario qui a une odeur de films des années 70 version Charles Bronson (UN JUSTICIER DANS LA VILLE).
Depuis REDACTED, film théorique mais aussi pratique sur les images ‘youtubeisées’, il va être difficile d’être crédible avec l’utilisation d’images de caméras de surveillance. Cela est confirmé dans cette ‘Propriété privée’ surveillée et dirigée collectivement pour ne pas se mélanger avec l’extérieur. Le problème va arriver avec l’entrée de trois jeunes qui vont cambrioler une maison et tuer la propriétaire. Deux seront abattus, le troisième est recherché par les habitants. La vengeance rode autant chez les adultes que chez les jeunes garçons.
Il y a un parfum de Yves Boisset : mélange de DUPONT LAJOIE (1975) et LE PRIX DU DANGER (1983). Il ne faut pas penser que le scénariste ait vu ces films, on tendrait plutôt vers la tendance américaine de ces films avec de la technologie de surveillance (SLIVER en 1993 qui lança la mode) et une mentalité oppressante (BIENVENUE A GATTACA - 1998).
Mais, ce que l’on voit sur l’écran est d’un niveau d’un téléfilm raté quant à la caractérisation des personnages : le couple, le voisin qui pense différemment, le responsable de la sécurité, la corruption des policiers, l’inspecteur voulant la vérité, ……
Le scénario veut jouer des oppositions : dans le couple, dans la police, dans la famille, dans les images, dans la carte géographique et sociale. Mais l’ensemble est lourd, facile et ne peut jamais être crédible.
Ne perdez pas votre temps, cette ZONA est une série B.
