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Les pères réclament du temps pour s'occuper de leurs enfants

  • Kitano

Des pères qui rentraient tard du bureau et ne faisaient jamais faire les devoirs à leurs enfants. Des pères qui n’avaient pas le temps de les emmener à l’école le matin, ni de leur lire des histoires le soir. Des pères perdus en cuisine dès qu’il fallait cuire deux œufs. Des pères d’autrefois. Des dinosaures comme il semble finalement en rester peu. «La paternité a muté à l’échelle d’une génération», affirme une enquête menée par le cabinet Equilibres auprès de cadres dirigeants âgés de 30 à 40 ans. Exit les pater familias :
«Le père est devenu autonome sur l’ensemble des activités parentales et surtout avide d’échanger au quotidien avec ses enfants.»
Trop beau pour être vrai ?

L’étude distingue en tout cas trois profils de pères managers. Les «équilibristes» forment le gros du bataillon (52 % de l’échantillon). Particulièrement demandeurs d’aménagement de leur temps de travail, ils comptent souvent parmi les plus jeunes et sont pères d’enfants de moins de 3 ans. Ils vivent leur paternité comme un épanouissement et se prononcent pour une «déspécialisation des rôles».

Les plus convaincus sont les «égalitaires» (33 % de l’échantillon), sorte de pionniers de l’égalité hommes-femmes dans leur couple autant qu’au travail. Ceux-là seraient demandeurs d’une «révolution culturelle» au sein de l’entreprise. Ils ont identifié un certain nombre de freins qu’ils déplorent : préjugés sur le rôle d’un homme, culture de l’implication totale encore augmentée par les outils technologiques (mails, BlackBerry…) et tabous autour des temps de respiration professionnelle (congés parentaux, temps partiels, etc.). Pour les «égalitaires», peu importe qui de l’homme ou de la femme apporte des revenus : ils se disent prêts à arbitrer en couple des temps de pause dans leur carrière.

Reste enfin le groupe des «pourvoyeurs de revenus» (15 % de l’échantillon), finalement encore assez proche du modèle classique : des hommes qui ont construit leur identité à travers le travail. Ils sont prêts à des sacrifices personnels et à des compromis professionnels. Leur temps de travail déborde largement sur leur temps familial. Et ils se reposent beaucoup sur leurs femmes pour les tâches domestiques. Mais ils ressentiraient «tensions et frustrations» autour de «la difficulté d’être père» et de «la maîtrise de leur emploi du temps», résume l’étude. Leurs enfants ont souvent 7 ans et plus.

La suite : http://www.liberation.fr/vous/316209.FR.php

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