'est une
étude bien peu banale que la revue Reproductive BioMedicine a mis en ligne sur son site, mercredi 1er février. Ce travail, mené par une équipe dirigée par le docteur Eliane
Lieberman (Brigham and Women Hospital de Boston), établit que le poids de l'enfant à naître dépend de la vitesse de la division cellulaire de l'embryon humain dans les deux ou trois premiers
jours de son existence.
C'est en examinant de manière rétrospective les 447 dossiers de femmes qui, entre 1998 et 2001, ont eu
recours à la technique de la fécondation in vitro et ont donné naissance à un enfant unique et bien portant que les chercheurs américains sont parvenus à cette conclusion.
Ils ont comparé le poids des enfants à la naissance et le nombre de cellules qui constituaient l'embryon 72 heures après la fécondation in vitro. Et ce, tout en tenant compte de variables comme l'âge des femmes, le type de milieu biologique dans lequel les embryons étaient cultivés et le sexe des enfants.
En d'autres termes, si l'on postule qu'un poids de naissance élevé est un gage de bonne santé future, on peut imaginer de trier la dizaine d'embryons conçus in vitro pour un couple à chaque tentative de procréation médicalement assistée et n'implanter que ceux qui auront montré, sous l'oeil du microscope, une plus grande vitalité. Les auteurs de la publication de Reproductive BioMedicine ne sont pas loin de regretter que ce tri ne soit pas possible parmi les embryons humains conçus sans l'aide de la médecine.