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CLOVERFIELD

  • Kitano
  • Films

Cette année va être le retour des films commerciaux américains vu que ma salle d’art et d’essai va fermer pour travaux pendant de longs mois. Depuis 2005, j’en ai vu quelques uns qui partant d’une bonne idée de tension (THE DESCENT - 2005) sont à classer dans la série B (THE HOST – Corée du Sud, 2006).

 

CLOVERFIELD ne va donc pas déroger à cette fabrique de produits efficaces mais limités dans leur intérêt scénaristique. Rob, jeune cadre, fête dans une soirée son départ promotion vers le Japon. Elle va tourner au cauchemar car New York va être dévastée au fur et à mesure par une cause inconnue. Rob, son frère, la copine à son frère, son meilleur ami se dirigent en direction d’un pont salvateur jusqu’au moment où le premier reçoit un coup de téléphone de son ex-petite amie blessée au centre des destructions.

 

Le parti pris qui en fait sa différence, est que l’histoire va nous être présentée de manière subjective, filmée au caméscope par Hud « l’ami de toujours », témoin des évènements. Tout le talent du metteur en scène va être de rendre visuel le côté simple de la vidéo avec des personnages et des situations typés. Il est évident que le schéma sera copié voire recopié dans les années à venir.

 

Si le début est ennuyeux avec les préparatifs, Matt Reeves se sort bien des scènes d’action. Mais, on connaît déjà l’histoire du retour sur ses pas avec LE JOUR D’APRES (un père partant rechercher son fils) pour ensuite lister la structure du film et de ses références : LA GUERRE DES MONDES (pour les « bêtes »), LE PROJET BLAIR WITCH (pour le caméscope), GODZILLA (mais on ne peut croire à cette créature 3D), LA PLANETE DES SINGES (pour l’image de la tête de la statue de la liberté), 28 DAYS (lui-même inspiré de ROMERO).

 

Malgré les invraisemblances (le sauvetage dans l’immeuble penché, les blessures n’entamant pas l’énergie des personnes, l’accident d’hélicoptère), on suit les aventures dont le cœur du sujet est une relation pas assumée dans un contexte dramatique pour presque tous les personnages.

Film post 11 septembre, CLOVERFIELD aurait pu garder le mystère pour son titre (Champ de trèfles) si l’explication
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