La saison Homo Hibernatus (2/4)
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On s’enrobe
L’hiver, l’homme est un animal qui grossit.
D’un à trois kilos en moyenne. D’abord, parce qu’il s’en fout, il ne le voit pas. Le corps caché par des couches successives de pelures laineuses, il attend les beaux jours pour la parade
amoureuse en lieu public.
L’hiver, son corps lui sert à marcher pour se terrer chez lui, au chaud. Et manger, surtout. Bien au-delà des repas de fêtes… «Pour se protéger du froid , explique
Dominique-Adèle Cassuto, endocrinologue et nutritionniste, on a tendance à augmenter les quantités et privilégier les lipides.»
«Nos habitudes alimentaires sont le fruit de
plusieurs siècles d’histoire collective,Le problème, c’est que notre mode de vie a changé. Entre le bureau, le métro et la maison, on a rarement froid pour la plupart d’entre nous. C’est
donc par réflexe, par habitude, et pas parce qu’on en a besoin, qu’on mange plus l’hiver.»
Une équipe de scientifiques américains a d’ailleurs mis en évidence le rôle prépondérant du chauffage dans l’augmentation de l’obésité : le corps n’a plus à dépenser d’énergie pour maintenir sa
température.
Il se contente donc de stocker le surplus de nourriture.
La même étude a confirmé un lien étroit entre fatigue et surpoids : plus on est privé de sommeil, plus on a faim…
