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Cinéma LE SECRET DE BROKEBACK MOUNTAIN

  • Kitano
  • PoP

C’était il y a plus de dix ans, GARÇON D’HONNEUR et déjà un thème sulfureux traité dans le ton de la comédie : un fils faisait croire à ses parents qu’il vivait avec une femme alors qu’il était homosexuel. Le film suivant SALÉ SUCRÉ (eat man, drink momen en VO), continuait dans cette veine. Ensuite, il y eut le succès RAISONS ET SENTIMENTS, une réussite avant le succès international de TIGRES ET DRAGONS pour en venir au décevant ICE STORM et HULK.

 

Le thème du double, du double choix est une constante chez Ang Lee et son dernier film ne fait que conforter cette idée. Pourtant, lors des premières images et de l’histoire, on croit être dans l’univers de GUS VAN ZANT (ELEPHANT, JERRY) mais le traitement des personnages féminins et la touche personnelle du réalisateur nous fait vite oublier cela.

Deux personnes se rencontrent un été pour travailler ensemble, une relation va naître. Toutes deux partiront de leur côté, faisant leur vie de couple mais ne pouvant oublier leur amour. Elles se reverront, le problème c’est que nous sommes au Wyoming (Etats-Unis) dans les années 60 et que les personnes sont des cow-boys.

 

Paradoxalement, le plus réussi dans le film est la relation des femmes avec le personnage de Ennis. Que ce soit sa femme, sa fille, la serveuse, la femme de son ami, la mère de ce dernier, elles sont traitées avec une finesse qui laisse apparaître la douleur, la souffrance, la retenue, la compréhension que l’interprétation de chacune arrive à nous bouleverser. Chacune de ses scènes et plus particulièrement avec l’épouse, nous amène à ce constat d’une réalité, d’une vérité qui, si elle est acceptée menace de détruire le couple, ce qui arrive.

L’aspect social, apparaît en filigrane lorsque qu’à la fin du film Ennis lance à Jack, « je vis comme un fauché » alors que ce dernier a réussi socialement même sans être accepté et plutôt dénigré par ses beaux-parents. La filiation aussi, on est de la classe défavorisée de père en fille. Les acteurs qui pour l’un donne un air à Robert Redford (mais avec un fort accent de mots mâchés) et pour l’autre à Nicolas Cage arrive à tisser et à nous faire partager dans le dernier quart du film, cet amour difficile voire impossible dans cet Amérique de ces temps-là, pas si éloigné de nous.

 

A coup de scènes qui vont voir le passage de la télévision noir et blanc à la couleur, la tenue vestimentaire et les coiffures des personnages, c’est plus de vingt ans qui défile sous nos yeux après avoir été pendant le premier quart du film dans la nature : montagne, moutons,  conditions climatiques. Mais ce n’est pas cela qui intéresse Ang Lee : comment peut-on vivre une relation qui vous dévore lorsque l’autre n’est pas prêt à vos suivre ?

Et c’est là, une des faiblesses du film, la psychologie des personnages nous est expliquée entre autre par l’enfance mais leur relation reste proche de ce que l’on pourrait entendre dans des feuilletons américaines. Une histoire quelconque entre adultes consentants  qui trompent leur monde.

 

Renoncement à ce que l’on est, ce que l’on aurait pu être, Ang Lee ne l'applique pas à son cinéma et on pourra poursuivre avec lui le regard sur une carrière qui on l’espère ne sera pas restreinte à la vue par une fenêtre d’un mobile home, comme l’image finale du film.

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I
le vrai changement n'est il pas au fond de nous?
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K
Oui !
I
ça me rassure pour mon avenir !
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K
Changer de vie, série du mois de février à suivre !
I
ben tu vois tu m'as donné l'envie de le voir! comme quoi personne n'est irrécupérable!
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K
J'en suis persuadé !
A bientôt car sans Toi, c'est pas pareil ! -  Hébergé par Overblog