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SWEENEY TODD

  • Kitano
  • Films

Chaque réalisation de Tim Burton poursuit une filmographie qui avance vers un chemin plus adulte et une mise en scène plus maîtrisée. C’est sans trop de surprises que son nouveau film est l’adaptation d’une comédie musicale de Stephen Sondheim. L’ÉTRANGE NOEL DE MONSIEUR JACK (1994) et LES NOCES FUNÈBRES (2005) annonçaient cela, avec les délires musicaux dans CHARLIE ET LA CHOCOLATERIE. C’est donc un mélange de fibre gothique et de tragédie grecque qu’il va nous être donné à voir et à entendre.

Un jeune homme est écarté pendant 15 ans de sa bien-aimée et de son enfant, par un juge qui a des vues sur elle. Lorsqu’il revient de prison, transformé, il n’a qu’une seule envie : se venger.

Une évidence, pour la première fois - si l’on excepte des scènes de LA PLANETE DES SINGES - mais peut-on dire que c’était du Burton ? - la violence entre dans l’univers du réalisateur : gorges tranchées, sang giclant, corps s’écrasant, os se brisant. Aucun sourire. Tim Burton semble accepter les corps tout en conservant son univers avec un personnage décalé. Dans notre cas, c’est Swenney Todd, auparavant appelé Benjamin Barker qui veut et qui va mettre son plan à exécution tout en créant sa propre tragédie.

Deuxième évidence, Johnny Depp. Acteur fétiche pour cette 6e collaboration, il est le personnage et surtout le film. Inquiétant comme jamais, froid comme la tristesse, fou de vengeance comme pris de maléfice avec ses rasoirs (qui rappelle le gentil Edward - aux mains d’argent), il est impressionnant : le rôle de sa carrière.

La chair est donc présente et sous plusieurs formes avec le recyclage des corps pour le restaurant de celle qui fut amoureuse de Benjamin Barker ; personnage interprété par Helena Bonham-Carter qui fait passer au second plan tous les autres rôles féminins, peu présents il est vrai. Elle rappelle des images comme celle de la fiancée de Frankenstein, Vampira (qui joua dans le film du ‘vrai’ Ed Wood : PLAN 9) mais le tout dans une situation sociale du XIXe et une ambiance gothique sous le sceau du destin.

Si l’idée de la paternité était intense dans BIG FISH, le personnage de la fille (diaphane, innocente comme l’était Winona Rider dans EDWARD AUX MAINS D’ARGENT) reste à l’état de description non sans consistance mais sans intérêt dramatique, comme l’est son amoureux.

La mise en scène va être alerte dans une ambiance de gris studio, sans échappatoire sauf pour un intermède presque comique où l’on va respirer dans la Nature avec une scène comme les affectionne Tim Burton, laissant libre court à son imagination avec le placide Johnny Depp. Seule bouffée de ciel bleu, comme pourra l’être la cape d’Alfredo Pirelli dans le duel de rasage. Cette silhouette n’est pas sans rappeler celle du géant dans Big Fish. 

Le film du fait de son origine est structuré, bien plus que les précédents (point considéré comme moins important chez le cinéaste), donnant par là même moins d’empathie aux personnages plus typés. Le cinéma est mature dans une forme musicale qui ne rebute pas, bien au contraire. Comme si le style imposé, s’imposait.

Mélangeant le côté social de CHARLIE ET LA CHOCOLATERIE, reprenant le côté gothique de LA LEGENDE DU CAVALIER SANS TETE, l’ensemble dans un scénario plus organisé, la filmographie de Tim Burton continue à nous dévoiler un auteur en évolution.

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K
oui je sais mon Pinku ... dommage ..
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P
C'qu'est dommage c que personne aime burton a part moi dans mon entourage donc personne ne veut m'accompagner dans la ville d'a coté... Et comme j'peux pas conduir ben tant pis!PINKU!!
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K
dommage :-(
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P
Il est pas sorti dans ma ville T_TPINKU!
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