KEANE
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Un homme déambule dans le métro, en montrant la photo de sa fille qu’il dit avoir été enlevée.
Il se remémore la scène, monte dans un bus, en sort en cours de trajet, retrouve la parka violette de sa fille, ramasse des morceaux de papiers journaux sur la route.
Le film commence par un cadrage sur le visage
fiévreux de William Keane, qui on le verra plus tard dans l’histoire bénéficie d’une allocation pour personne déficiente. Cela confirme l’état hallucinatoire de cette personne, plus encore
lorsque lors d'une soirée, il se drogue et fait l’amour avec une fille rencontrée dans une boîte. Mais cette rencontre va le toucher. La femme a une fille de 7 ans, l’âge de la fille de
Keane, celle qui l’a eu avec sa femme avant le divorce.
En lui donnant un billet de 100 dollars, dans cet hôtel pour personnes défavorisées, ils vont se revoir, ce dernier allant même à s’occuper de la petite un après-midi malgré la lutte sur ce qui semble être de la paranoïa. Les moments avec la petite fille font basculer le film dans plus d’émotion car auparavant le caractère oppressant de l’état de Keane - bien interprété - ne nous permet pas d’adhérer à la mise en scène caméra vérité.
Comme ce genre de films dans la lignée d’un LAST DAYS, le spectacle de la déambulation physique et psychique du personnage créent un malaise entre ce que nous discernons du fantasmagorique et de la réalité, de ce que vit la personne. Le film est dédié – dernière image du générique – au père de Lodge Sherridan, cinéaste qui méritera d’être suivi dans son prochain opus.
