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Maurice (2007)

  • Kitano

Cela  va  faire deux semaines que  Maurice  Bejart est allé danser avec les étoiles.

J'ai vu de nombreux spectacles de danse, croisé Baryshnikov (si, si j'ai la photo en sa présence), vu danser Patrick Dupont et découvert la force féline de Nicolas Le Riche.

De tous les spectacles que j'ai vus - le dernier s'étant déroulé le 31 décembre de l'an dernier à l'Opéra de Monaco (il y avait le Boléro interprétré par Sylvie Ghuilem) - ce fut une chorégraphie de Maurice Béjart qui changea ma vison de la danse.

Dans les années 90, étant à Paris, j'ai pu assister à M, chorégraphie consacrée à  Mishima. Ce dernier est mon auteur japonais préféré : sa relation avec la mort si étouffante, fait passer CIORAN pour un doux rêveur. Ce ballet était en plus interprété par les danseurs de l'Opéra de Tokyo.
Juste avant la représentation, la troupe posa sur les marches de l'Opera.
Déjà que les danseuses classiques sont fines, les japonaises c'est encore un ton en dessous dans la taille, les formes.

Dans cette représentation, il arriva à nouer l'oeuvre de l'écrivain dans une mise en scène fluide et inventive, touchant au coeur du personnage. Ce qui est étrange, c'est que j'ai retrouvé une de ses idées finales des années après, en allant assister à la représentation d'une jeune chorégraphe qui a pour référence .... Maurice Béjart.
Cette personne n'avait jamais vu ce ballet.

Dans ce XXIe siècle où beaucoup peuvent se croire ou revendiquer "artiste" , il me revient un extrait d'un entretien de Maurice qui disait :"Sans la danse, je crève".
Maurice Béjart est donc toujours vivant.

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