Le parquet ne donne pas de suite à une plainte pour "favoritisme" contre Laporte
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e parquet de Paris n'ouvrira pas d'information judiciaire à l'encontre du
futur secrétaire d'Etat aux sports, Bernard Laporte. Le procureur de Paris, Jean-Claude Marin, avait été saisi d'une plainte pour "favoritisme", avec constitution de partie
civile, dans le cadre de l'affaire du casino de Gujan-Mestras (Gironde).
La plaignante, Frédérique Ruggieri, citait notamment le rôle joué en 2005, selon elle, par Bernard Laporte, alors qu'elle tentait d'obtenir une autorisation pour exploiter des machines à sous. Elle indiquait que M. Laporte, proche du magnat des casinos Isidore Partouche, avait proposé son intervention dans le dossier, en faisant valoir son amitié avec Nicolas Sarkozy. Il aurait, toujours selon Mme Ruggieri, suggéré une compensation financière.
Le parquet de Paris a estimé, vendredi 19 octobre, que le délit de "favoritisme" n'était pas constitué au vu de la plainte déposée. Cette décision intervient alors que Bernard Laporte fait l'objet, selon l'hebdomadaire L'Equipe Magazine, d'un rapport de la direction nationale des enquêtes fiscales, mettant en cause ses investissements dans une vingtaine de sociétés.
Le sélectionneur de l'équipe de France de rugby – pour encore vingt-quatre heures – est associé et non gérant dans la chaîne de restaurants Olé Bodéga. Les enquêteurs du fisc auraient dénombré, après avoir effectué une quinzaine de perquisitions dans ces sociétés, plusieurs infractions susceptibles de revêtir une qualification pénale.
M. Sarkozy a apporté son soutien à son futur secrétaire d'Etat aux sports, en rappelant "la présomption d'innocence" dont devait bénéficier M. Laporte.
