Ibanez, Dominici, Pelous, Betsen, rois sans couronne du rugby français
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nt-ils trop rêvé de la gloire que leur aurait procurée une
victoire finale dans "leur" Coupe du monde ? Se sont-ils crus parvenus au bout de leur chemin bordé de lauriers avant d'en avoir terminé le tracé ? Christophe Dominici et Pieter de Villiers, 35
ans, Raphaël Ibanez, 34 ans, Fabien Pelous et Serge Betsen, 33 ans, 413 sélections à eux cinq, n'auront, s'ils sont sélectionnés, que la "petite finale" pour se consoler. Avec pour seul enjeu celui
d'arracher la troisième place de la Coupe Webb Ellis aux Argentins, le 19 octobre, au Parc des Princes, à Paris
Quoi qu'il arrive à l'issue de cette rencontre qui pourrait être leur ultime match international, ils resteront dans l'histoire de l'ovalie comme des rois du rugby français. Mais des rois sans couronne. "J'espérais que leur immense carrière s'arrêterait sur quelque chose de grand", déplore Bernard Viviès, entraîneur adjoint, juste après la défaite contre l'Angleterre, samedi 13 octobre.
Plus que sur un raté, leur parcours se termine par un gâchis. "Si on est morts la semaine prochaine (après la demi-finale contre l'Angleterre),
cette victoire (contre les All Blacks, en quart de finale) n'aura servi à rien", avertissait cruellement Christophe Dominici, leur doyen.
"J'aurai certainement l'amertume toute ma vie de me dire que j'aurais pu le faire (devenir champion du monde)", regrette Fabien Pelous. "La tristesse et la frustration
dominent, avoue Raphaël Ibanez. On a essayé de s'appliquer (contre les Anglais), mais on n'a pas pu jouer au-delà de nos limites. On aurait pu montrer plus d'ambition et
développer davantage de volume de jeu."
Ce sont sans doute ce manque de "faim" et de "soif", et surtout de désir de jouer, qui ont coûté à l'équipe de France une issue plus heureuse pour ses vétérans. Mais ces derniers, en tant que
leaders du groupe, portent leur part de responsabilité.
"La victoire, c'est comme la liberté, il ne faut pas attendre qu'elle arrive, il faut aller la chercher", disait l'entraîneur Henry Broncan à ses joueurs
géorgiens.
