Liberté des loisirs (2007)
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Alors que je dinais avec un ami le
mois dernier, juste avant qu'il ne rentre chez lui faire sa valise pour partir au Mexique, on frappe à la porte.
Une charmante jeune femme veut me questionner sur mes lectures. J'accepte en sachant que je connais le logo de son entreprise , donc son but.
Elle est étonnée du nombre de livres que je peux acheter dans une année, le double d'un ménage de quatre personnes. Et encore, c'est un nombre approximatif que je
lui ai donné, sans compter les magazines et autres abonnements.
La discussion se poursuit. Elle me mentionne les avantages de l'entreprise pour laquelle elle doit être commissionnée. Je lui fait
remarquer que mes lectures sont ciblées, type universitaire mais elle me rassure en m'affirmant que l'on peut tout trouver. Elle me livre même le nom du
site internet.
C'est alors qu'elle me tend une carte avec le magazine où est mentionné un numéro. Je prends le magazine et je dois alors lui dire qu'avant
d'adhérer à un quelconque club, je veux vérifier ses dires. Je pense qu'elle croyait avoir réussi un abonnement en moins de trois
minutes. Elle ne me connaissait pas et ne savait pas que je pouvais au cas où, utiliser le délai de rétractation qui est de 7 jours en matière de vente à domicile.
Je suis allé sur le site vérifier ce qu'elle avançait. Bien entendu, le dernier livre La société post-industrielle de Daniel Cohen (un brillant économiste) était introuvable.
Par contre, je pus trouver que l'on pouvait s'abonner par le net avec en cadeau deux livres. D'un côté, c'est dommage pour ses démarcheurs mais de l'autre, on garde notre liberté. Ce fut ma
phrase finale avant le départ de cette personne.
