Saga financière LAPORTE
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A 43 ans, ce Tarnais, parti de rien, a su gérer sa petite entreprise. Et le voilà sur le point de siéger au conseil des ministres, dès l'automne. Arnaud Montebourg, le député socialiste, s'en offusque. "Un casinotier ne peut vivre que d'autorisations ministérielles, pour obtenir le droit d'exploiter des machines à sous, proteste l'ancien porte-parole de Ségolène Royal. Ce n'est donc pas compatible avec des fonctions ministérielles, il y a un conflit d'intérêts."
C'est effectivement le ministère de l'intérieur qui gère ces autorisations accordées aux casinos, en fonction de critères bien précis. Côté législatif, rien
n'interdit à un membre du gouvernement d'être actionnaire d'une société, fût-ce d'un casino.
En revanche, selon l'article 23 de la Constitution, les fonctions de "membre du gouvernement" sont incompatibles avec "toute activité professionnelle". Pourtant, d'en haut, Nicolas
Sarkozy donne l'exemple : devenu président de la République, il est toujours associé du cabinet d'avocats Arnaud Claude-Nicolas Sarkozy.
A Matignon, on indique que Bernard Laporte "a été informé des contraintes qui pèsent sur les membres du gouvernement, il devra s'être mis en conformité d'ici
à octobre 2007."
Roselyne Bachelot, sa future ministre de tutelle, ne s'inquiète pas : "Il y a des organismes qui vérifient ce genre de choses, dit-elle, le monde des casinos est un univers légal.
Les procès qui lui sont faits, ce n'est pas mon affaire, j'attends surtout de lui ses qualités de meneur d'hommes, de sportif."
