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THE QUEEN

  • Kitano
  • Films

Vu à Bali en version originale sous-titré anglais, sur écran télé.

31 août 1997. Ce jour là, je m’en souviens. J’étais à l’aéroport de New Delhi et la télévision ne cessait de montrer des images de la Princesse Diana. Je compris vite, la teneur de l’information.

Á partir de cet évènement, Stephen FREARS va s’intéresser à la réaction de la famille royale et plus particulièrement à celle de la Reine en montrant aussi le rôle de Tony Blair, qui venait juste d’être élu après 18 ans de pouvoir sans partage de la droite.

Les 4 jours qui suivent le terrible accident a atteint le pouvoir royal face à son silence assimilé à un manque de compassion. Pour qui a entendu Stephen Frears en interview, se rappellera de sa phrase : « en fait, chaque anglais et moi-même, n’avons connu qu’Elle ». Sa tendresse se formalise dans une des dernières scènes lorsque la Reine voit une petite fille avec un bouquet de fleurs à la main, et lui demande « Tu veux que je les dépose ? » et la petite de répondre : « non, c’est pour vous ».

Le changement d’attitude de la Reine est montrée : au départ inflexible, ne prenant pas l’ampleur de la ferveur de son peuple (« dans deux jours, cela sera passé ») pour arriver à faire un geste face à une contestation du pouvoir royal relayée par la presse.

Dans ce film, deux constats apparaissent clairement : sur la forme, le film est proche d’un téléfilm (images documentaires, scènes d’intérieur, trame parallèle) ; sur le fond, le réalisateur se place en position de relativiser, réhabiliter la Reine en montrant un Tony Blair opportuniste (il deviendra plus populaire que Churchill dans les sondages).

Dix ans après, « la Princesse du Peuple » est toujours dans le cœur des anglais et sûrement au-delà de l’Angleterre, les gens aiment toujours les histoires de princesses. Stephen Frears lui aime la Reine.

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