Déja vu
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Vu à Bali, non pas l’avant-boîte qui porte le même nom (voir BALI 3 dans rubriques voyages), mais le film diffusé en version originale sous-titré anglais, sur écran télé, dans un restaurant.
Suite au blockbuster TRANSFORMERS vu la veille, il est aisé de rapprocher le film de Tony Scott ‘Déjà vu’. D’un
côté, un empilement de scènes pour une histoire très simple de la part d’un réalisateur abonné au produit hollywoodien, de l’autre une structure classique d’anticipation formatée pour un
personnage central et bien entendu un happy end. La différence entre les deux tient à l’intérêt de leur film : lourdingue pour le premier, classique pour le second.
Cela doit être dans le cahier des charges car les deux films durent plus de deux heures, avec toujours cette
demi-heure de trop. Pour le film Déjà vu (le titre original est en français), on part d’un attentat sur un bateau dont un agent de police perspicace (Denzel Washington) découvre l’existence d’un
meurtre qui lie ces deux évènements, en même temps que la mort de son collègue liée elle aussi au tueur. Comme pour NEXT, le tournant du scénario vient avec un service de police qui fait
découvrir à l’agent qu’il peut visualiser le passé quatre jour en arrière.
'Peut-on changer le passé ?' serait le thème de ce film d’après 11 septembre. Les scénaristes ont la réponse, même
pour la naissance d'une histoire d’amour, a priori impossible. La structure du scénario est d’avancer une théorie pour aboutir à la conclusion que l’on veut, sans se soucier ensuite les
invraisemblances temporelles.
Tony Scott a réalisé un divertissement honnête qui porte bien son titre.
