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PERSEPOLIS

  • Kitano
  • Films

J’aurais mis longtemps à écrire sur ce film vu en avant-première (20 juin) avec en invité le chef traceur. C’est souvent le cas avec ce qui me touche, remettre à plus tard des sentiments si forts. Au départ, j’avais vu la bande annonce qui ne m’avait pas donné envie du tout. Et pourtant.

Marjanne est une petite fille iranienne qui vit à Téhéran fin des années 70. Ses parents font partie d’une classe sociale aisée ce qui ne peut empêcher Marjanne du haut de ses 8 ans de vivre les changements dans son pays. Elle fera ensuite une scolarité en Autriche avant de revenir dans son pays et d’en repartir aussi avec le manque de ses origines, de sa famille et de son pays.

Á travers cette histoire, c’est l’Histoire qui se déroule, d’une manière subjective mais pas complaisante. Pas évident pour nous de penser que l’on pouvait trouver à l’époque des cassettes de Michael Jackson et d’Iron Maiden (groupe de hard rock). Actuellement, on trouve ce que l’on veut ou presque au marché noir en Iran, malgré les interdictions religieuses.

L’aspect politique est présent, avec une griffe envers les Etats-Unis mais sans la représentation de l’Ayatollah Kohmeni. On s’aperçoit que les intellectuels de gauche croyaient à un changement avant d’être exécutés comme l’oncle Anouche : très belle scène dans la cellule. Des larmes.

Elles sont présentes parce qu'autobiographiques. Sans effet. Pas d’apitoiement, pas de manipulation, pas d’émotions volatiles comme pour le film LE SCAPHANDRE ET LE PAPILLON vu auparavant. Mais l’humour fera sourire dans de nombreuses scènes (celle de l’adolescence par exemple).

Marjanne Satrapi nous montre que l’on peut être oppressé dans son pays mais mourir dans d’indifférence en Occident.  La société, la famille, angle d’un développement harmonieux. Et dans ce clan, il faut présenter la grand-mère, personnage tout simplement inoubliable. Le film commence et finit par une phrase qui lui fait référence. La voix de Danielle Darrieux donne corps à cette âme, comme elle sublimait le film de François Ozon dans la dernière scène de HUIT FEMMES (par une chanson).

Car, il faut vous dire que ce film est un film d’animation en noir et blanc (sauf la première scène en couleur). Le film est co-réalisé par Vincent Paronnaud. Une image rarement vue, des scènes qui se rapprochent de l’expressionnisme comme de la gravure sur bois. Un dessin simple à première vue mais porteur de sens. Le scénario est tiré de la bande dessinée (4 tomes à ce jour) de Marjanne Satrapi qui a choisi les voix (celle du père – Simon Abkarian - se rapprochant de la réalité nous dira le chef traceur). On notera que la voix de la mère et de la fille sont doublées par une mère et une fille dans la vie (Catherine Deneuve et Chiara Mastrioanni). Aux dernières nouvelles, le film  devrait sortir aux Etats-Unis avec la voix de Gena Rowlands pour celle de la grand-mère.

Ce film déborde d’amour, d’amour à l’oriental, d’amour familial dans la vie amoureuse de Marjanne si mouvementée. J’aurais mis longtemps à mettre des mots sur ce film, c’est beaucoup plus rapidement que je peux  écrire que PERSEPOLIS est à ce jour le film français de l’année.

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K
j'ai prévu cela pour mardi ... je vais de ce clic sur l'équipe.fr ;-)
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T
et moi je sors des comm de l'équipe, avec des barges qui t'insultent  LLLLOOOooooOOOOooooOOOOLLL j'imagine bien les types qui se défoulent et demain ils seront monsieur toutlemonde entrain de faire leurs courses ...ok pour Chiara je saurai te le rappeler si ça tarde trop ;-)
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K
je sors juste de PLANETE TERREUR (à éviter) et pour une fois, tout le monde est resté jusqu'à la fin du générique !Je note un article sur CHiara à venir ;-)
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T
J'en connais un qui a du attendre la fin du générique ( comme d'hab) pour savoir qui fait la voix de qui ? La belle Chiara, la voix c'est bien, mais on la voit trop peu :-(
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A bientôt car sans Toi, c'est pas pareil ! -  Hébergé par Overblog