Toujours moins
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La rentrée scolaire a donc eu lieu, sans remous médiatique relayé pas la presse. Il y a
certes sûrement des problèmes de remplacement, d'élèves sans professeur et de professeurs sans élèves. On a entendu le ministre de l'Education (sur
France Inter) annoncait la fin du collège unique qui n'avait jamais été synonyme d'égalité, l'origine sociale des élèves étant un fort déterminant de réussite
scolaire.
J'aimerais revenir sur un point : celui de la suppression de postes dans la fonction publique et donc dans l'Education nationale. Actuellement, les lycées subissent un double effet : celui de la baisse démographique et celui de la stagnation du passage de la Troisième à la Seconde. Mais ce n'est pas ce qui justifie en priorité ce mouvement annoncé par le Président. Car derrière les discours qui peuvent être pédogagiques (se recentrer sur un socle commun par exemple) se cachent une gestion financière pour l'Etat : dépenser moins. L'intérêt des élèves n'est dans ce cas pas pris en compte (comme pour les vacances de février destinées àl'industrie du tourisme de la montagne).
Comment alors faire du moins avec du moins en annonçant du plus ?
Simple. En réduisant l'horaire hebdomadaire des élèves. On ne soucie pas des options, des langues, ni du dédoublement de classe pour mieux travailler. On annonce pour faire contre-poids, une amplitude d'ouverture des établissements scolaires pour des études encadrées ou surveillées. Cela restera à vérifier.
Et puis, comme pour équilibrer une forte demande, on augmente l'offre. Dans notre cas, faire travailler plus ceux qui ont de trop longues vacances (entendu lors de l'émission 'le téléphone sonne' sur France Inter). Comme il faut caresser dans le sens d'une profession qui fut longtemps d'obédience de gauche, on leur dit qu'ils sont les piliers de la nation, qu'ils réalisent un excellent travail et que l'on va revaloriser leur traitement. A priori, cela peut paraître acceptable.
Mais, il y aura des contreparties : bivalence, travailler plus mais sans travailler mieux. Les effectifs de classe ne changeront pas et encore moins avec la reprise de la démographie prévue en 2015 (mini baby-boom de l'an 2000).
Cette volonté, cette idée libérale se retrouve avec le mesure de ne pas taxer les heures supplémentaires dans le secteur privé pour les petites entreprises. Cela peut réjouir ceux qui ont un emploi.
Dans l'Education nationale, c'est pareil, on tend vers un système de base à l'américaine : un cursus classique pour tous et un autre qui permettra de mieux s'insérer et de s'adapter pour certains.
Il y aura encore plus d'inégalités en France dans les années à venir. Et je n'ai pas soulevé le problème de la protection de santé.
J'aimerais revenir sur un point : celui de la suppression de postes dans la fonction publique et donc dans l'Education nationale. Actuellement, les lycées subissent un double effet : celui de la baisse démographique et celui de la stagnation du passage de la Troisième à la Seconde. Mais ce n'est pas ce qui justifie en priorité ce mouvement annoncé par le Président. Car derrière les discours qui peuvent être pédogagiques (se recentrer sur un socle commun par exemple) se cachent une gestion financière pour l'Etat : dépenser moins. L'intérêt des élèves n'est dans ce cas pas pris en compte (comme pour les vacances de février destinées àl'industrie du tourisme de la montagne).
Comment alors faire du moins avec du moins en annonçant du plus ?
Simple. En réduisant l'horaire hebdomadaire des élèves. On ne soucie pas des options, des langues, ni du dédoublement de classe pour mieux travailler. On annonce pour faire contre-poids, une amplitude d'ouverture des établissements scolaires pour des études encadrées ou surveillées. Cela restera à vérifier.
Et puis, comme pour équilibrer une forte demande, on augmente l'offre. Dans notre cas, faire travailler plus ceux qui ont de trop longues vacances (entendu lors de l'émission 'le téléphone sonne' sur France Inter). Comme il faut caresser dans le sens d'une profession qui fut longtemps d'obédience de gauche, on leur dit qu'ils sont les piliers de la nation, qu'ils réalisent un excellent travail et que l'on va revaloriser leur traitement. A priori, cela peut paraître acceptable.
Mais, il y aura des contreparties : bivalence, travailler plus mais sans travailler mieux. Les effectifs de classe ne changeront pas et encore moins avec la reprise de la démographie prévue en 2015 (mini baby-boom de l'an 2000).
Cette volonté, cette idée libérale se retrouve avec le mesure de ne pas taxer les heures supplémentaires dans le secteur privé pour les petites entreprises. Cela peut réjouir ceux qui ont un emploi.
Dans l'Education nationale, c'est pareil, on tend vers un système de base à l'américaine : un cursus classique pour tous et un autre qui permettra de mieux s'insérer et de s'adapter pour certains.
Il y aura encore plus d'inégalités en France dans les années à venir. Et je n'ai pas soulevé le problème de la protection de santé.
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