SICKO pour ALLO CINE
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On peut penser que le système MOORE qui consiste à traiter d’un sujet polémique soit la marque de fabrique du cinéaste qui partant d’un constat vérifiable arrive à l’universel. Cela n’est pourtant pas exempt de reproches : manipulations avec l’émotion, raccourcis faciles, mise en scène genre documentaire réalité.
Ce film réunit une nouvelle fois ces ingrédients de l’auteur américain (il est producteur, scénariste, réalisateur) en traitant après la violence (Bowling for Columbine), la violence terroriste (Fahrenheit 9/11), de la violence sociale. Le thème est simple : près de 50 millions d’américains (selon l’auteur – 47 selon certaines sources) n’ont pas de couverture sociale. Donc, si vous vous êtes coupés des doigts, il faudra choisir selon votre budget (12 000 $ ou 60 000 $ selon le doigt).
Le film va donc montrer différents systèmes de protection de santé : américain, canadien, anglais, français et cubain. La différence entre les premiers et les derniers est simple : un système équilibré qui laisse sur le chemin voire sur le trottoir les personnes démunies, tandis que l’autre protège tout le monde (mais est en déficit pour la France).
Le film prend une tournure politique en montrant que le peuple français sait contester contrairement aux Etats-Unis où une personne de gauche avancera l’idée que l’on canalise ce peuple avec la peur et la démoralisation. Enfin, il finit par un mélange de secouristes du 11 septembre qui ont des séquelles de leur bravoure, de la prison de Guantanamo et du système de santé cubain. Forcément, les larmes sont en rendez-vous.
Le film a des faiblesses ou les défauts des précédents mais cette fois,on est d’emblée impliqué (comme dans la première scène réaliste) même si les ficelles du système MOORE sont classiques. Le film servira davantage à sensibiliser les américains et peut-être à nous faire prendre conscience de l’immense chance que nous avons d’être en France et d’avoir ce système de protection.
