BALI IV : Gili Air (2/2)
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Des les pieds dans l'eau (on arrive en grande barque et il n'y a pas de ponton), j'ai reconnu l'ile visite en 2004. Direction mon ancien hotel mais la, se confirmait ce que j'avais entendu par des francais quelques jours auparavant "full'. Je demande s'ils ne connaissent pas un endroit, un gars m'emmene alors chez la soeur du proprietaire qui tient aussi des bungalows. Mais la aussi : "full". J'arrive donc a NINA COTTAGES ou il restait une chambre ! Je revois le gars de Banksal qui me l'avait propose mais avec la faune, j'avais refuse et puis 80 000 roupies, cela me semblait cher. Je pense donc y rester 3 nuits puis aller a Trawagan.
Je n'irai par contre pas a Gili Meno. Les professeurs francaises (d'allemand) y sont. Je les ai croises dans le ferry avec toujours leur discours sur Kuta et le soi-disant 'vrai'. J'avais envie de leur dire :"tu veux du roots, va dans le nord de Sumatra !". J'y avais pense apres BALI 2 mais cela prend du temps, il faut surveiller ses biens et le retour ne peut se faire par avion (du moins dans mes souvenirs de 2004).
Un de mes doigts de pied me fait toujours souffrir. Une blessure de rien de tout mais genante. En plus ma (toute) petite de pansement liquide
est presque vide avec son fond trompeur. Un fait inhabituel de ma part : si je suis bien parti en faisant le change (toujours, on ne sait jamais), j'ai oublie de verifier l'argent qu'il me
restait sur le million de roupies (seule fois de ma vie ou je suis millionnaire !). Je me rends compte que l'argent s'est vite evapore entre le paiement de l'hotel, le billet aller/retour et les
courses. Je peux toujours faire le change sur l'ile mais le taux frise l'escroquerie (12 000 au lieu de 12 600).
Si le ciel ce soir est etoile, la mer dans l'apres-midi etait sur certains endroits couleur turquoise. Pourtant, meme "full", je n'ai croise que peu de personnes en faisant deux fois le tour de
l'ile (dans les deux sens). Et puis, comme je parle de croiser des gens, j'ai eu ce matin dans le pick-up qui m'emmenait enfin, une apparition furtive. J'ai reconnu - moi qui ne suis pas du tout
physionomiste - une indonesienne que j'avais croise la premiere fois sur les marches d'une boutique. La seconde, ce fut en la voyant a l'une des entrees de la plage. Personne qui vit dans la rue
ou de la rue ?
A Padangbai, j'en ai remarque une. Il marchait seul, parlait a lui-meme et avait un sac (type 20 kg de riz) a moitie rempli. Il ne faisait pas la mendicite bien qu'auparavant un indonesien lui
ait donne un billet. Je le voyais donc etaler ses 3 billets. Je suis alle le voir et lui en ai un. Je suis parti sans me retourner.
Retraite. Comme le mot hiver, il ne doit pas exister dans le langage indonesien.
