Chronique japonaise du PINKU SENSEI
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La Kawaii Attitude
Kawaii signifie « mignon » en japonais et est très couramment usité là-bas pour toutes sortes de raison et qui dépasse même l’entendement pour nous Occidentaux.
Normalement utilisé pour décrire une chose adorable souvent petite et de forme ronde, un animal ou voire un enfant, on le voit aujourd’hui utilisé pour décrire quelqu’un dont la personnalité est appréciable ou même un évènement important… Alors que « Kawaii » a une connotation très frivole et puérile.
Le « Kawaii » est une vraie religion au Japon ! L’icône incontestée de ce style de vie est Hello Kitty
créée par la firme Sanrio suivie de près par les personnages de la marque San-X.
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Le kawaii cible essentiellement les enfants mais est au final très populaire auprès de tous, petits comme adultes, surtout les femmes. C’est pourquoi le « kawaii » se retrouve partout
et est indissociable de la culture japonaise. D’ailleurs toutes les préfectures ont leur mascotte Kawaii : Higashine par exemple, ville du fruit, a une mascotte en forme de poire déguisée en
roi dont le sceptre est décoré d’une pomme et la cape fermée par deux cerises. Monkichi (créé par Sanrio), lui, décore les boites de préservatifs !
Cependant, ce style est tellement encré dans la culture qu’il est presque « naturel » d’être
« kawaii » quand on est japonais. On le retrouve ainsi dans le style vestimentaire ou même dans l’attitude des nippons qui se tiennent comme des enfants (moue boudeuse, vêtement pastel
et enfantin, posture infantile,…) voire encore dans leur manière de parler. « -chan », « -kun » pour les plus connues sont les marques type du parlé « Kawaii ».
Placées derrière un prénom, ce sont des particules de politesse connotant l’affection.
Toutefois, si tout cela peut paraître plus qu’immature de chez nous, le « kawaii » laisse transparaître la volonté de ne pas grandir, de rester jeune au Japon. Les raisons sont diverses, échapper au poids de la tradition ou à la pression qui pousse à être toujours le meilleur en ne grandissant jamais.
Comme quoi l’habit ne fait pas le moine…
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