Alors Pinku, connaissais-tu ce jeu vidéo ?
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L’épilogue de l’incident que vient de vivre l’industrie du jeu vidéo a des allures de jurisprudence plutôt inquiétante. Manhunt 2 , le titre
gore de l’éditeur Take 2 et du studio RockStar, ne sera probablement jamais distribué dans le commerce. Aucun joueur ne pourra donc se glisser dans la peau d’un des personnages
principaux du jeu, kidnappé et torturé par une organisation secrète, puis amené, pendant son évasion, à assassiner tout ce qui se trouve en travers de son chemin. Souvent avec des trésors de
cruauté
Tour à tour, le Royaume-Uni, l’Irlande, l’Australie et l’Italie l’ont interdit sur leur territoire. Une semaine plus tôt, l’ERSB, organisme de tutelle du jeu vidéo aux Etats-Unis qui attribue le «rating» (1) des jeux, a frappé d’un implacable «AO» ( «adults only ») Manhunt 2 , le vouant aux rayonnages sous surveillance des DVD pornos et d’horreur, avec au passage une interdiction formelle à la vente pour les mineurs. Mesure assez logique au regard du scénario décrit par l’éditeur. Sauf que cela a provoqué une étrange réaction en chaîne : les grands distributeurs américains ont signifié à l’éditeur que, du coup, son jeu n’était plus le bienvenu dans leurs boutiques. Dans la foulée, deux fabricants de consoles sur trois, Sony et Nintendo, ont carrément usé de leur droit de veto pour que Manhunt 2 ne puisse pas être publié au format de leur console (Wii, PS2 et PS3). Un peu comme si un fabriquant de lecteurs DVD interdisait à un film de tourner sur ses machines. Seul Microsoft a pour l’instant gardé un silence prudent mais le contrat de 50 millions de dollars qui l’unit à Take2 pour s’assurer l’exclusivité de contenus futurs pour sa console Xbox 360 n’est peut-être pas étranger à cette discrétion.
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