Chronique Sensei PINKU : les yakusa (rediff)
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De part leur manière de s’organiser, les yakuza sont souvent qualifiés de « mafia
japonaise » en référence aux autres organisations criminelles comme la mafia sicilienne.
Cependant, si le mot « mafia » sous entend « organisation secrète », ce n’est pas le cas au Japon, ainsi les yakuza disposent parfois de « bureaux » en plein centre
ville sous un statut d’association.
Cependant, depuis quelque temps, de part leur nouvelles activités (drogue, prostitution), ils sont de plus en plus mis sous surveillance et doivent donc se faire discrets.
Leur origine remonte au Japon médiéval, probablement au XVe siècle mais ne porte pas encore le
nom de « yakuza ». Formés de parias rejetés par la société, les yakuza se regroupent en petites organisations afin de se protéger des samouraïs plus particulièrement des rônins
(samouraï sans maître).
Les organisations se développent peu à peu et apparaissent au XVIIe siècle, au début de l’ère Edo, les Machi-yakko (serviteurs du peuple). Ils sont divisés par la suite en deux castes : les
Tekiya formés de camelots et les Bakuto qui se consacrent au monde des jeux de hasard. Ce domaine est encore l’une des activités principales des yakuza notamment au niveau des salles de
Pachinko.
Les yakuza, tel qu’on les connaît aujourd’hui n’apparaissent réellement qu’au début du XVIIIe siècle au niveau d’Osaka et de Tokyo (Edo à l’époque).
Leur organisation est très similaire à la mafia sicilienne avec une hiérarchie
« familiale » bien définie. Ainsi la « famille » est dirigée par l’Oyabun (le père) ou Kumicho (tête de famille) qui détient la plus haute autorité, puis les
« enfants » Wakashu.
Ces Subordonnés (Kobun) ont aussi leur propre hiérarchie, la plus haute directement sous les ordres de l’Oyabun est constituée du Wakagashira (n°2) et du Shateigashira (Bras droit du second).
Viennent ensuite les grands frères (kyodai) et les petits frères (shatei).
Les principes du yakuza sont la fidélité et l’obéissance aveugle, souvent symbolisées par un tatouage représentant le clan auquel il appartient. En cas de faute, le yakuza doit se couper un doigt
(le yubizume) et l’envoyer à l’Oyabun pour se faire pardonner ou plus radical se fait Seppuku (hara-kiri).
Il existe aujourd’hui 4 principaux syndicats qui opèrent partout sur l’archipel mais aussi dans le monde, essentiellement dans la zone pacifique, les USA et l’Allemagne.
