BOULEVARD DE LA MORT
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Cette année marquera dans une certaine mesure l’essoufflement cinématographique de certains cinéastes. Après le INLAND EMPIRE de David Lynch à l’image vidéo et à la durée trop longue va donc succéder le BOULEVARD DE LA MORT de Quentin Tarantino avec les mêmes limites plus une, celui d’un scénario inexistant.
Si KILL BILL (son précédent diptyque) se résumait à un hommage, clin d’œil, multiples références à certains types de films, la dernière production fait référence aux films de série B ou bis avec un scénario tenant en une phrase : un maniaque de la route pourchasse de jolies femmes dans sa voiture de cascadeur.
Le problème avec ce film c’est qu’il fait mieux que de rendre hommage, il est un film de série B voire Z dans le fond. Certes les filles sont pulpeuses, les courses de voiture dignes de films d’aventure mais cela s’arrête à cet énoncé.
On retrouve bien entendu, la patte de Tarantino, c'est-à-dire ces discussions interminables, le jeu de ces jolies femmes ramenait à une psychologie d’adolescentes (voire les sms envoyés, le ‘pelotage’ énoncé mais jamais montré dans la voiture).
Ce ‘slasher road movie’ qui fait explicitement référence à POINT LIMITE ZERO (vanishing point de Richard Sarafian, 1971) a pour titre en fait GRINDHOUSE : aux Etats-Unis il y avait deux films en un dans les séances avec des bandes annonces réalisées spécialement pour ce film. Dans les pays non-anglosaxons, comme la France où cette culture nous est inconnue, il sera présenté en deux parties, la seconde venant, en août avec le film de Robert Rodriguez, le thème en sera alors fantastique (PLANETE TERREUR).
Le film est à l’image de cet hommage : à vouloir se rapprocher des défauts (dessin animé bande annonce du générique, faux raccords, passage de la couleur au noir et blanc, pellicule abîmée, craquellement du son) du modèle, on voit un film sans intérêt.
