Noël Forgeard ne vole jamais…
… sans son “parachute doré”. Le golden parachute, pour
ceux qui l’ignoreraient encore, est une forte indemnité touchée par les dirigeants de société anonyme en cas de rupture de leur contrat, laquelle vient en sus des indemnités légales*. Le Robert
précise que l’expression est “familière”. Le parachute de Noël, 8,5 millions d’euros, “touché” en 2006 (après son éjection d’EADS, suite au retard du programme A380), est peu de chose en
regard de celui de Jaffré (30 millions en 2003) ou de Messier (20 millions en 2002). C’est pourquoi il l’avait augmenté de 2,5 millions d’euros en vendant 160 000 titres EADS (avec une légère
suspicion de délit d’initié) : Noël a été largué, il n’en reste pas moins un gros porteur.
* Peut s’y ajouter la “retraite-chapeau” (locution récente), complément à la retraite légale versé la vie durant. Ces grands dirigeants recherchent leur sécurité, qui pourrait le leur reprocher ?