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Semaine FUGUE

  • Kitano

"La majorité des appels émanent de familles qui sont en situation de panique", explique Géraldine Bouhedja, responsable de la plateforme d'accueil téléphonique à l'Inavem. Onze personnes sont à disposition pour cette première écoute. "Avant toute chose, nous leur demandons si elles ont signalé la disparition à la police ou à la gendarmerie. La plupart du temps, c'est déjà fait. Mais certains parents minimisent les choses pour se rassurer. Nous les orientons vers la police, avant de les aider à entamer leurs propres recherches", précise Mme Bouhedja. Il s'agit ainsi de commencer à éclaircir le contexte de la disparition : l'enfant a-t-il préparé son départ ? Laissé un indice ? Une dispute s'est-elle produite dans la famille ? Ou un incident à l'école ? L'enfant s'est-il confié à des amis ? "Les premières 24 heures sont déterminantes", souligne Mme Bouhedja : "Plus tôt on a signalé une disparition, plus on a de chances de retrouver l'enfant."

Ce premier contact établi, l'Inavem passe le relais à la Fondation pour l'enfance, qui va accompagner les familles jusqu'au retour de l'enfant. En 2006, ce service de la Fondation a ouvert 750 nouveaux dossiers. Près de 40 % concernent des fugues et un tiers, des enlèvements parentaux.
Une minorité de dossiers (8 %) relève de disparitions à caractère criminel.

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