Semaine portrait robot de 'lhomo futurus'
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Autre tendance "lourde", enclenchée à la séparation de l'homme et du singe : la réduction de la face qui entraîne celle des mâchoires. Peut-elle continuer ?
Depuis les années 1970, les dentistes constatent que les enfants n'ont pas les mâchoires suffisamment longues pour porter l'ensemble des dents. Comme les molaires apparaissent en dernier, ce sont les prémolaires que les dentistes sont obligés d'enlever avant l'apparition des dents dites de sagesse. Celles-ci sont également en régression et ne concernent plus que 40 % de la population.
Cette tendance à la réduction est engagée depuis plus de 5 millions d'années, lors de la première acquisition de la bipédie chez les australopithèques.
Elle peut encore s'accentuer. Mais si tel était le cas, la réduction des mâchoires impliquerait un changement de régime alimentaire, de moins en moins solide et de plus en plus liquide.
Un certain nombre de groupes animaux ont connu de telles réductions dentaires lors de leur évolution et ont cependant subsisté : les tortues n'ont ainsi plus de dents palatines, mais des surfaces cornées. Ce constat morphologique a sans doute une origine profonde d'ordre génétique.
Bien que le régime alimentaire ait considérablement changé depuis les années 1950, on voit mal comment cela pourrait être à l'origine de la réduction faciale actuelle.
