SCANDALEUSEMENT CELEBRE
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Voilà un cas cinématographique peu banal : un an presque jour pour jour sort un nouveau film sur le même personnage avec la même thématique : Truman Capote et l’écriture de son chef-d’œuvre DE SANG FROID.
Que de liens, de résonances avec le film de Benett Miller d’où se dégageait l’idée que l’acteur (mais aussi producteur exécutif) Philip Seymour Offman jouait pour l’Oscar ; qu’il obtint d’ailleurs. Les deux films sont des premières réalisations mais Douglas Mc Grath est aussi le scénariste et son traitement est plus touchant.
Truman Capote nous apparaît comme il était presque dans la réalité : ses manières, son accoutrement, son timbre de voix haut perché si reconnaissable (« un chou de Bruxelles, si un chou pouvait parler ») à tel point que l’on ressent d’autant plus d’empathie dans ces sentiments. Toby Jones est à ce point parfait qu’il est Truman Capote. Ce SCANDALEUSEMENT CÉLÈBRE serait plus que le film précédent : plus vrai, plus émouvant, plus people mais aussi moins : moins politiquement correct, esprit moins manipulateur dans la présentation de l’écrivain, moins centré sur l’élaboration du livre qui donnera naissance au roman de non-fiction.
La vie mondaine, amoureuse est plus explicite comme implicite sera l’histoire d’amour qui va naître.
On voit peu de différence dans le fait de se montrer et d’avoir – plus que d’être – la place de choix dans les soirées que ce soit à New-York ou au Kansas. Il est vrai
que fréquenter des stars vous ouvre plus de portes (Marilyne Monroe, Lauren Bacall, John Huston et surtout Humphrey Bogart) que le demander en manteau de fourrure. Dans le film, des visages
connus sont passés – même pour un petit rôle : Gwyneth Paltrow, Isabella Rossellini, Sigourney Weave. Sandra Bullock a un personnage en retrait face à son exubérant ami qu’elle connaissait
fort bien. Le réalisateur va jouer sur ces ‘stars’ qui pendant le film vont témoigner, dans le style classique des émissions de cinéma de mémoire.
Le thème de l’artiste réalisant son chef-d’œuvre qui le privera ensuite de toute création pouvant le surpasser est mené de manière fine avec des scènes qui dévoile la personnalité et les fêlures d’un personnage en couleurs avec en filigrane cette histoire d’amour qui aurait pu être un roman, mais qui sera une tragédie pour la vie personnelle de l’auteur.
Le film de Douglas Mc Grath a une ampleur même sans le film sorti en 2006, il donne ce ressenti d’une empathie avec le personnage, d’un respect, en montrant toutefois ce que pouvait être celui que l’on appelait ‘Madame’ dans le Kansas. Il donne aussi l’envie de voir le ‘vrai’ Truman(1) mais surtout de lire son livre, qui n’en aura que plus de relief.
(1) www.video.google.com, tapez Truman Capote interview
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