Une fois de plus, Kitano en 1ere position critique sur BUG
-
|
Bug
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Critiques
spectateurs |
|
|
|
|
DVD
|
|
|
Critiques Spectateurs |
| << 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 >> | ||
|
|
||
|
kitano316 - le 04/05/2007
|
||
|
Membre depuis 577 jours
|
||
|
88 critiques postées
|
||
|
Le mot bug en anglais a différentes significations : une punaise, une bestiole nuisible, un mauvais fonctionnement. A l’inverse du mot schizophrène d’où découle différentes paranoïas.
Dans notre histoire, elle serait du type paranoïde (où les hallucinations et/ou le délire plus ou moins mal structuré prédominent). Dans un motel, dans un désert environnant, aux
Etats-Unis, Agnès, serveuse dans un bar (pour lesbiennes) va trouver en Peter, un peu de réconfort mais surtout beaucoup de problèmes sachant que ce dernier s’est échappé d’un hôpital
militaire. Le film va nous montrer la montée dans la schizophrénie d’un couple, dont la paranoïa se concentre sur ses insectes qu’ils croient (a)voir, issus d’un complot militaire qui
n’aurait pas hésité à faire des expériences. Si d’emblée, on trouve étrange Peter, c’est le rôle d’Agnès qui va être intéressant. Tout d’abord par l’interprétation d’Ashley Jude, qui
rend bien les failles de cette femme dont l’enfant a été enlevé 9 ans plus tôt et jamais retrouvé, dont l’ex-copain vient de sortir de prison, une copine homosexuelle avec qui elle se
drogue, dans un état paumé des Etats-Unis. Tous les ingrédients sont là pour une voie sans issue. La fin qui se prépare, poursuit un crescendo, comme une personne qui serait embrigadée
dans une secte, dans un contexte d’une société surveillée, avec des vérités cachées. Le parallèle avec la société américaine d’une peur physique mais surtout mentale, découlant des
idées infusées est alors prenante. Dès qu’une personne frappe à la porte, le bruit d’un hélicoptère (même si celui-ci semble être la création des personnages) peut alors être un danger
dont on ne peut se protéger qu’en restant cloîtrée. Même si en fin de compte, cela n’est pas suffisant, car le mal est intérieur, à l’intérieur, sous la peau, dans le cerveau. Wiliam
Friedkin livre un film d’épouvante mais pas épouvantable, car sans user d’artifices, il montre que le monstre peut être en nous.
|
||
|
|
||
|
dfrege - le 11/03/2007
|
||
|
Membre depuis 56 jours
|
||
|
1 critique postée
|
||
