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SPIDERMAN 3

  • Kitano
  • PoP

SPIDERMAN va-t-il rester comme la plus belle adaptation de comics de tous les temps ?

Dés le générique, le film fait un résumé des deux aventures précédentes qui se termine par un ‘tout va bien’ pour Peter Parker, étudiant doué qui a acquis des pouvoirs qu’il met au service du bien depuis la mort de son oncle dont il peut se sentir responsable, n’ayant pas voulu arrêté le voyou une nuit, qui deviendra le meurtrier de son oncle.

Premier constat, le héros lorgne vers d’autres personnages : on pense bien sûr à BATMAN avec cette culpabilité, cette vengeance, cette recherche pour savoir qui il est (une entité extra terrestre prenant lentement le contrôle en accentuant son agressivité). Il y a du SUPERMAN aussi surtout avec cette image furtive avec le drapeau américain en fond. Image pas innocente. Sam  Raimi en tant que fan, va plus loin que la simple histoire – qui reste tout de même dichotomique dans les combats – en y mêlant de multiples références, en la transcendant et en brisant certains codes. Avec cette image, on peut donc y voir, là où l’épisode 2 touchait l’aspect social, la situation des Etats-Unis toujours à être plus agressive, à se lancer dans des croisades de vengeance et à oublier son environnement national et surtout international.

Ceux qui n’aimeront pas, y verront une histoire bien classique entre le Bien et le Mal (pas si évident que cela, à mon sens avec l’Homme sable) ou une histoire d’amour qui devient compliqué, un ménage presque à 3. Et cela est réussi. Car les combats, ne sont pas le thème central, même si le film débute avec une poursuite prenante.

Peter Parker est le centre du film, il doit combattre son meilleur ami qui reprend le rôle de  de son père - le bouffon vert – pour le venger. Vengeance encore avec le dévoilement du véritable meurtrier de son oncle. Le scénario est charpenté, structuré, psychanalytique à souhait avec en plus l’apparition d’une étudiante, qui va rendre jalouse Mary-Jane la fiancée de Peter Parker, sans oublier la concurrence avec un nouveau photographe au Daily Buggle.

Si l’on se tourne vers le côté sombre, on pourrait reprocher à Sam Raimi, les deux premiers combats, sorte de figure imposée, certes spectaculaires mais perçus comme le lancement du jeu vidéo, le combat final avec l’homme sable s’éloigne totalement de la bd et fait penser à la même structure de fin qu’avec le Docteur OCTOPUS, et ce n’était pas le plus réussi. On ajoutera que le combat final se rapproche du cinéma – comme avec ce côté obscur - avec comme référence KING KONG. Enfin, l’issue avec l’Homme sable est contestable car elle ne résout rien sauf à donner un aspect christique au personnage de Spiderman/ Peter Parker.

 

Côté jubilation, les scénaristes ont innové, ils ont changé l’aspect dramatique, le plus dramatique de toute l’histoire du tisseur de toile puisque Marie Jane perdait la vie lors d’un combat avec le BOUFFON VERT. Ici, elle ne perd que son job, dont son petit ami ne se rend pas compte, grisé par la popularité de son double bienfaiteur. Des clins d’œil sont présents : intervention de Stan Lee (l’homme âgé avec qui discute devant un cinéma Peter), le professeur de faculté le docteur Connor (personnage du lézard dans la bd).

brin d’humour, bon équilibre entrer combats, vie privée, évolution des mentalités. Notons que la sagesse vient des personnes âgées (Tante May, l’oncle, Stan Lee).

Les scénaristes, qui ne sont d’autres que les frères Raimi, sont des fans de la bande dessinée ou du moins ont dû la lire et la relire depuis le début, car tous les personnages font partie de la première année de création de Spiderman, sauf pour le Bouffon (deuxième année) et Mary Jane.

De film en film, Sam Raimi, a su faire évoluer le personnage pour lui donner une consistance et en faire la plus belle adaptation à  ce jour d’un comics, si ce n’est le sombre et social BATMAN RETURNS. Mais en faisant référence au film de Tim Burton, c’est écrire toute la qualité de ce film.

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