CHOISIR L’AMOUR DE SOI EN LIEN AVEC LES AUTRES
Voici le résumé de la conférence de Gilles Placet, psycho généalogiste, en septembre à Nice.
Le bonheur c’est quoi ? Il faut savoir faire la différence entre plaisir et bonheur. Le plaisir c’est ce qui nous permet de survivre, le court terme tandis que le bonheur est lié à l’accomplissement de soi.
Le bonheur commence dès la naissance en récupérant le « programme » de nos parents.
Le bonheur est en nous, il fut et il suffit d’enlever le malheur dans nos vies pour être heureux. Simple !
Le malheur est un conditionnement pathogène (inadapté).Les formes peuvent en être une blessure : abandonné, rejeté, injustice … un mécanisme de fonctionnement se met alors en place.
Nous avons 3 grandes émotions ; utiles à court terme ; la peur (agitation, hyperactivité, rivalité, …), la colère et la tristesse mais nuisibles pour notre développement. Reprenant la pyramide de MASLOW, voici une autre présentation des besoins. Il y en a 5 :
- besoins fondamentaux : boire, manger, dormir, se reproduire
- besoin de sécurité : affectif, matériel, intégrité physique, social, ….
- Besoin d’identité : avoir ma place et avoir sa différence
- Besoin de reconnaissance : considération, estime de soi bien sûr et estime des autres (dans l’ordre, car je ne peux avoir l’estime des autres si je ne l’ai pas de moi)
- Besoin d’amour : aimer et être aimé
A ce stade, il faut parler de la pseudo personnalité qui provient de notre entourage : ambiance familiale, culture, religion, éducation, morale, …..
Mettre à jour les conditionnements sera le premier stade avant d’attaquer l’histoire de sa famille : la triade (père, de la mère et enfant). Quelle est ma place, quelle a été mon cheminement, ma place dans cette géométrie ?
Mes parents m’ont donné la vie, l’essentiel, l’essence du ciel (dans une vue judéo-chrétienne). Au lieu de formuler des reproches, ayons de la gratitude face à nos parents qui ont aussi été des enfants avant moi et qui ont aussi eu des souffrances.
A ce stade, formulons que la vie reçue (la capacité à vivre) n’obère pas la vie que l’on vous a faite. Il n’est pas question de pardonner ou d’oublier des maladresses, des gestes, des mots, des humiliations (rejet, absence, dénigrement, …) mais de savoir que si l’amour attache, la colère détache.
« Tu ne jugeras point tes parents et tu les honoreras » est l’un des 10 commandements de la Bible.
Dites vous maintenant que ce que ne n’ai pas eu, je m’en occupe.
Trouver le chemin du héros, avoir du courage. Première chose, créer un monde meilleur et savoir quelle sera ma place dans ce monde. Trouver le magicien (ou la fée), trouver la foi (en moi). Faire face à ses démons intérieurs.
Plaire ou ne pas déplaire. En clair, nous accepter ou accepter les autres Et pourquoi pas les deux !
C’est un tout un programme que je laisse à votre appréciation.