La presse magazine à l'aube d'un changement
-
undi 23 avril, Arnaud de Puyfontaine, PDG de Mondadori France,
prononçait, lors d'une table ronde organisée à l'occasion de la Semaine de la presse magazine, cette phrase en forme de prédiction : "Dans les trois prochaines années, l'industrie de la
presse magazine va connaître des bouleversements supérieurs à ces dix dernières années. Il y aura de nouvelles fermetures de titres et de nouvelles consolidations dans le secteur",
a-t-il poursuivi. "Il y aura une attrition pour ne pas dire des morts", prédit Didier Quillot, PDG de Lagardère Active Média.
|
|
En 2007, après un premier trimestre honorable, un net ralentissement se fait déjà sentir, période électorale oblige. Si sur les trois premiers mois de l'année, les magazines d'actualité et les titres féminins généralistes ont le plus séduit les annonceurs, les magazines de loisir, les titres parentaux ou culturels et la presse de télévision souffrent.
Les éditeurs ont ainsi insisté sur le fait que les magazines doivent avant tout s'appuyer sur leur marque pour se décliner sur de nouveaux supports. "Notre révolution culturelle, c'est de considérer qu'on n'est plus une entreprise de presse papier mais une entreprise qui produit du contenu journalistique", a expliqué Fabrice Boé, PDG de Prisma Presse.
Une révolution qui ne sera pas sans conséquences. "Les rédactions, comme le métier de journaliste, sont à réinventer. Les journalistes capables de faire tout en même temps (Internet et papier) resteront une minorité. On ne peut pas demander aux gens de jouer à la fois au foot et au rugby", a déclaré Bruno Patino.
