BALI X : Cinéma
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Nous voici bien rentrés mais par la magie de la programmation voici la suite de notre voyage.
Bonjour à Tous
Soirée américaine pour les enfants. On les a emmenés au Burger king. Ce fut une surprise pour eux qui ne vont jamais dans ce genre de restauration rapide, sauf Paris avec Nous, deux fois par an.
Ce que j'ai toujours trouvé étrange, c'étaient les prix avec des dizaines et unités ; par exemple 9 091 roupies pour un sunday. Je l'ai compris lorsque j'ai réglé avec l'appoint. Cela n'était pas suffisant. L'employé m'a donné la raison : les prix sont hors taxes soit 10% de moins que ceux affichés sur la caisse enregistreuse ! On n'est pas en France, bien que je me souvienne qu'en Grèce, à Athènes, fin des années 80, certains restaurants faisaient de même pour attirer le chaland.
Après le restaurant, je raccompagne la troupe au bungalow et me prépare pour voir mon cinquième film, prétexte à vous parler d'une séance de cinéma à Bali.
Le premier changement est d'ordre de la structure de la salle de cinéma : en France, les sièges sont face à l'écran, avec selon la taille de la salle, un couloir à droite et/ou à gauche. Mais pas dans le complexe Cineplex. La salle est partagée en deux, des sièges à droite et à gauche ; le centre étant réservé au couloir !
Deuxième étonnement la caisse. On peut certes payer lorsque l'on va au cinéma mais j'ai vite appris qu'il vaut mieux y aller dès l'ouverture pour choisir sa place. Il y a un an, on avait le choix que de se présenter, aujourd'hui, il y a une application de téléphone qui permet comme en France d'éviter un déplacement. J'ai vu une personne habillé avec la veste Ojek (le Uber version moto) venir pour choisir une place avec le commanditaire au téléphone.
Autre changement et de taille, la salle Première. C'est une salle avec de beaux sièges, plus amples, plus confortables. J'ai testé cette salle une seule fois et je n'ai pas aimé le côté cinéma version positon allongée avec une clim poussée (ils prêtent des couvertures) et des employés qui viennent pour amener les collations aux clients. Le prix est trois fois plus élevé qu'une place normale.
Parlons prix. Encore une nouveauté. Il est différent selon les jours de la semaine : le moins cher est du lundi au jeudi puis augmentation vendredi et samedi et encore augmentation le dimanche. C'était le cas l'année dernière. Mais cette année, peut-être que j'ai oublié ceux de l'année dernière, j'ai trouvé la différence moindre. De 35 000 roupies à 50 000 roupies (soit 2 euros à 3 euros), 100 000 pour la Première.
Si les salles étaient complètes lors de la sortie de Mission impossible, il n'en fut pas de même pour les autres films. Une fois, j'étais même le premier à réserver. Dans ce cinéma, il y a 3 salles donc la Première, ce qui fait qu'il ne peut y avoir qu'un seul film à l'affiche, rarement trois. Particularité, beaucoup de films ne tiennent qu'une seule semaine, d'autres deux.
Le cinéma, je l'ai souvent écrit sur ce blog, existait à Bali avant l'attentat de 2002 mais le prix, le piratage (ils ont Mission impossible en dvd, version piratée dans un cinéma), le faible coût des dvd (10 000 roupies, dans certains magasins en juillet - mais c'est désormais fini - vous achetiez 100 dvd, on vous en offrez 70 !, dorénavant c'est seulement 20) a momentanément fait oublier le cinéma. L'ancien cinéma se situait, si ma mémoire ne me fait pas défaut, à l'emplacement du Skygarden.
Pour le générique de fin, la méthode indonésienne est un mélange français et thaïlandais : ils gardent le générique de fin jusqu'au dernier spectateur (c'est-à-dire moi) car sinon, ils coupent net. J'ai aussi remarqué que l'écran était pas net. Trois, quatre fois en France, cela m'est arrivé de le dire à la Direction ; et j'ai eu l'explication. Lorsque l'on voit comme une trace sur l'écran, c'est en fait le vidéoprojecteur qu'il faut nettoyer.
Il faut que je parle du public. Cette année, je les ai trouvé moins accros à leur téléphone alors que c'est une plaie lorsque l'on passe devant les magasins. Le public "commercial" est dans la fourchette haute d'une tenue correcte. Ce qui fut étrange, et c'est la première fois que je vis cela, c'est un couple qui arriva largement au bout d'une heure de film ... et bien entendu à côté de moi. Le mari devait expliquer à sa femme l'intrigue du mégalodon face à Jason Statahm, ils étaient indiens ... il n'y a qu'eux pour faire cela !
Au cas où, avant que vous ne lisiez bientôt la critique, vous pourrez fuir SLENDER MAN qui sortira prochainement ; pour L'ESPION QUI M'A LARGUÉE c'est trop tard ... Je suis rentré tard du cinéma ; en sortant, j'ai vu les rues mouillées. Il avait dû pleuvoir, fait rare en fin de soirée ... le climat change et cela n'est pas du cinéma.
