bali X : le thérapiste
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Bonjour à Tous !
C'est la nuit, la douce et chaude nuit balinaise. 26 degrés. L'an dernier, en rentrant en France, on a dû dormir avec une couette ! J'avais aussi pris le plus vite possible un rendez-vous avec mon ostéo.
Des nouvelles (même en différé pour vous) des tremblements de terre.
Nous étions, ce matin dans notre supermarché, après le centre de jus de fruits de Patimura, après l'église en construction qui progresse de jour en jour, lorsque nous avons vu tous les indonésiens du magasin sortir ... j'ai lâché mon panier, pas mon fils, et nous nous sommes dirigés vers la sortie. Je n'avais rien senti mais Fred me confirmera un tremblement de terre de magnitude 1.6 à Kuta.
Fred me dit que le gouvernement indonésien prend plus soin des touristes (ma compagne a lu qu'un bateau militaire a été affrété pour ramener les 4 600 touristes de Lombock, sur une île moins dangereuse). Car il y a eu un changement depuis ma venue sur Lombock : auparavant, on devait prendre des ferrys mais maintenant - société moderne oblige - ce sont des hors-bords qui font le trajet avec une capacité d'une vingtaine de personnes.
A ce sujet, j'ai vu un dépliant pour une journée en bateau à Nusa Lembogan. Auparavant, il fallait 45 $ pour une journée, vous pouvez doubler le prix dorénavant.
Quand je pense que le prix d'une croisière sur un petit bateau pour voir les lézards géants de Komodo (il faudra un jour que je vous conte cette aventure) a été multiplié par dix. Le gouvernement indonésien peut choyer ses riches touristes.
Les nouvelles de Lombock arrivent en France : 3e tremblement de terre, 355 répliques depuis 4 jours, magnitude 5.9, plus de 300 morts, 156 000 privés de maison et de nourriture. Ils se plaignent que leur gouvernement ne s'occupe pas d'eux.
Ma compagne ressent un certain malaise face à ces évènements, pas moi. Pour trois raisons : le destin, le fait que nous ne sommes pas dans l'île de l'épicentre et enfin - comme dans les films - je suis un gentil donc je ne risque rien !
Ce matin, je n'ai rien ressenti du tout. Je viens aussi de comprendre que nous ne reverrons pas Nawill. Il a dû rester dans l'île pour aider son frère Asli à réparer les bateaux, voire les maisons. Je pense que c'est une publicité contre-productive pour très longtemps que vient de recevoir cette île.
Nous avons fait ce soir, les dernières courses au Mata-Hari, du café de meilleure qualité que celui de mon supermarché. Mais, même avec ce dernier, il ne remporte pas en France un franc succès ... voire pas de succès du tout ... voire un rejet par les amateurs de café.
Je n'ai pas pris le café parfumé au gingembre ou nouveauté à la noix de coco. L'an dernier, j'en avais trouvé aux épices dans le grand supermarché à étages Harris. Il y a bien le fameux café dont les "bêtes" mangent les graines - j'ai dû en parler et reparler souvent - qui sont ensuite récupérées, lavées, torréfiées mais le prix est vraiment dissuasif pour de simples amateurs.
Revenons à ce matin. Vers 10 heures, je suis dans le salon du "therapist". On me propose à boire, je refuse. J'ai choisi un homme, celui qui connaît quelques mots de français. Il me donnera l'origine plus tard : sa belle-sœur est française, elle vit à Mont-de-Marsan (Sud Ouest, département des Landes, 23 degrés vers 18 heures, le 9 août).
L'an dernier, je n'avais pas pu le relater mais j'avais eu le choix entre aller voir ce therapist ou aller voir le Father (voir mes billets en juillet qui parler de cet épisode) et faire des massages. Erreur de ma part ! Il ne fallait pas choisir la conjonction "ou" mais plutôt le "et".
Le prix était plutôt dissuasif (trois nuits d'hôtel au Komala) sans savoir si cela était des soins de qualité. Il faut rajouter que mon temps était aussi compté, on était en fin de voyage. Je ne regrette pas car le Father s'il n'a pas réussi la première fois (genre manipulation de base pendant 30 minutes), aura tout donné lors de la deuxième séance (90 minutes).
Cette année, je n'ai pas fait cette erreur. J'ai pris soin de moi, pour une fois.
Me voici sur la table d'opération, enfin je veux dire sur le lit et mon therapist arrive. Il commence par me manipuler après que je lui ai indiqué où j'avais mal (échelle 4 en bas du dos, côté gauche). Et là, je vois tout de suite la différence avec les massages : on est dans des points de pression, les massages de cette année, ce sont des caresses ; points de pression avec une main chaude.
Je vais la sentir la douleur passée le long de mes jambes. A côté de moi, j'entends des gémissements, visiblement une femme fait une séance de rekki et elle doit souffrir ou faire ressortir par la gorge toute la mauvaise énergie.
De mon côté, après le côté gauche, le côté droit. Le therapist me dit "relax, souffle", puis "guili ou super guili". Je réponds "guili". Mais comment peut-il connaître ces termes
Après une vingtaine, voire une trentaine de minutes, une femme arrive et l'on passe à la séance d'acupuncture. J'ai lu que cela avait une incidence favorable sur la hernie discale, c'est à la mode en ce moment. Je vais donc ressentir des piqûres (c'est une première pour moi), puis des ventouses, puis une décharge électrique qui devra être adaptée
J'ai acheté en France, un petit appareil pour masser. Il est petit et fonctionne avec des piles plates avec une efficacité redoutable pour ce qui est des décharges ! J'avoue ne pas l'avoir utilisé souvent.
Je voudrais bien voir quel est le mécanisme mais je ne passe pas le cap car je ne veux pas avoir en mémoire l'image de mon bas du dos, avec le slip baissé, des aiguilles dans les fesses avec peut-être un patch collé sur le bas du dos qui m'envoie des vibrations.
Dans l'ensemble, ce que j'ai vécu n'a pas été agréable. Mais, ce n'est rien par rapport à l'année dernière (échelle 9 de la douleur) et surtout sur la durée (j'ai dû attendre un mois pour la disparition de la douleur avec deux rendez-vous chez mon osté qui - pour une fois - avait dû pratiquer des pincées plus fort qu'à l'habitude). Le therapist me donne des conseils pour me tenir (on se baisse le dos droit en pliant ses genoux), il me dit que les singes n'ont pas de hernie discale, il me montre un mouvement qui ressemble étrangement à la position que j'ai trouvé naturellement pour me sentir bien (sur le côté, un genou replié).
Enfin, on me met des pansements sur les aiguilles enlevées, il me donne 4 cachets contre la douleur plus un sachet de patch (avec en image du piment) à mettre le lendemain en me disant que la douleur baissera de 50% dans un jour et disparaîtra ensuite. Je souhaite qu'il dit vrai.
Il est temps pour moi d'aller me coucher en souhaitant que demain sera un jour sans ressentir de douleur. Celle de ne pas retourner à Bali est déjà moins présente.
