BALI 7 : The Gabriel show

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Je me suis réveillé tôt ce matin, ce qui va perturber la suite de la journée. Au petit déjeuner, on croise la sensuelle italienne qui joue avec moi ainsi que les deux russes qui remarquent que le short de Papa est usé.

Ce short a une histoire. Lors de son premier voyage, Papa avait fait entre autres ce short sur mesure avec un tissu qui est un patchwork de tissu. Au fur et à mesure des années, des lavages, le short s’est fendu un peu devant et beaucoup derrière. Il reviendra à son point d’origine à la fin du voyage. Ce short, Papa ne le met que pour aller déjeuner.

Ce matin, pendant que Maman était au salon de massage, je suis resté avec Papa. On est allés à la plage où je suis resté debout face aux vagues. Enfin, pas toutes. Alors que j’étais accroupi, une vague m’a retourné et ma tête a été sous l’eau. Cela ne m’a pas gêné, j’aurais pu être traumatisé mais non. J’ai eu droit à des photos mais je pose plus pour les autres que pour mes parents !

Après cela, avec le retour de Maman, on ira manger dans un masakan de la rue Patimura que l’on ne connaît pas, enfin Papa si, il y a deux ans. Il avait dû oublier que c’était pimenté. La femme avait déconseillé les œufs en disant que c’était pimenté. Heureusement car le reste qui était moins pimenté, était à réserver aux amateurs.

Résultat, Maman ne va manger que deux petits morceaux de thon. Papa finira ses légumes.

Mon cas a vite été résolu car je me suis endormi – c’est la deuxième fois que cela m’arrive – dans ma poussette. Mes parents iront m’acheté des nouilles et une cuisse de poulet pour plus tard.

Plus tard, je ne ferai pas la sieste, ce qui va me mettre ensuite dans un état d’énervement.

Sur le chemin, au début de la rue Patimura, il y a un tatoueur. Avant son entrée, il y a souvent un indonésien qui a des béquilles et vu l’état d’un de ses pieds, il doit être handicapé. On ne voit pas beaucoup d’handicapés dans les rues. On en a vu un sur la plage, indonésien aussi. Pas de mendicité, si ce n’est en direction de la Pantai Kuta. Cela doit être une mère maquerelle, elle a deux enfants dont un petit. L’autre vous suit pendant quelques mètres. Elle doit venir de Java, comme les enfants des plages qui vendent des bracelets. Ils sont au nombre de cinq garçons et trois filles.

Cet après-midi, il y a eu séquence danger.

L’enfant qui faisait du surf dans la zone des nageurs, que Papa avait mis en garde, s’est fait déporté de cette zone pour atteindre la zone de danger. Sur la plage, il y eut cette scène : un homme en bermuda demande à une surfeuse son surf car il lui dit ‘he dies’.

La fille comprend, l’homme prend le surf et part en direction du jeune surfeur indonésien. Une dizaine de minutes plus, ils se retrouveront sur la plage. Le petit a l’air épuisé. Son père vient vers lui et ne doit pas lui donner les félicitations. Tous vont vers le poste des sauveteurs. Ce petit a eu de la chance de trouver de l’aide, espérons qu’il s’en souvienne. Je pense que oui.

La baignade fut ensuite déconseillée à cause des fortes vagues. Les sauveteurs ont peur que les nageurs prennent une vague et se fracassent contre le sable, car les vagues sont proches. Elles sont impressionnantes avec en plus le bruit qui va avec.

Aujourd’hui, Papa a pris deux fois des jus de fruits. Une fois après le repas de midi et l’autre en début de soirée. Il a pu remarquer que les jeunes qui travaillaient, étaient fatigués. Maintenant, lorsqu’ils voient Papa, ils savent que c’est un mango juice tidak gula (jus de mangue sans sucre). Cela perd en douceur mais on y gagne dans la véritable saveur du fruit.

A côté, il a pris un mélange de friture pour 5 000 roupies. Il y avait des beignets de bananes, un à la pomme de terre, deux beignets plats et deux nems. Papa connaît ce stand depuis des années, depuis son ouverture. C’était avec Fred. Il est fort possible qu’il existe deux prix selon la nationalité des acheteurs. A l’époque, ils mettaient dans le sac du piment. Papa arrivait à en manger quelques uns, cru. C’était un guerrier, en ce temps là !

En rentrant à l’hôtel, il a encore une proposition du masakan muslim, celui où Maman a fait son malaise, pour venir avec eux. Mais, il leur dit qu’il faut qu’il rentre à l’hôtel. Pour une fois, il n’y a pas le gros monsieur qui ne sourit jamais.

L’évènement du jour, cela a été sur la plage. Il n’y en avait que pour moi ! Bon, j’exagère mais pas tant que cela !

Je me suis fait photographier par un groupe qui devait être quatorze. A tour de rôle. Et lorsque c’était fini, il y avait la personne qui prenait des photos qui voulait aussi se faire prendre en photos.

Des groupes, cela n’arrive pas tous les jours mais, à la fin du voyage, c’est bien un millier de personnes qui m’aura souri, touché, pris en photos ! Il est sûr que je finisse sur facebook.

Maintenant, j’ai compris le jeu et je le joue. Il m’arrive de poser, de suivre les gens, de leur sourire. Peut-être ma démarche pataude avec un de mes bras qui reste à l’arrière, ma course sur la pointe des pieds doit les faire craquer autant que ma bouille.

Ne croyez pas que cela ravisse mes parents. Il arrive que les gens me prennent dans leurs bras lorsque je suis près d’eux. Sur la plage, il y a une demi-douzaine de personnes qui connaissent mon prénom !

Sur le chemin retour, des filles sur la place arrière me voit et me font des signes, le soir à Beach Walk un enfant asiatique a voulu me toucher plusieurs fois ! Je ne comprends pas cet engouement. Même en passant devant un salon de tatouage, il y avait un gars qui m’a souri !

Mes parents me disent qu’il n’y a qu’avec eux que c’est difficile de faire une photo ! Ils vont essayer d’en faire une avec la masseuse catholique du salon situé sur le chemin de la plage. Je l’aime bien, voire beaucoup mieux que les autres. On s’amuse bien. Pendant quelques jours elle n’était pas là et je n’ai pas pu jouer.

Elle voudrait me prendre dans ses bras mais je reste agrippé au cou de Maman.

Je plais vraiment ici. Ce matin, on a même voulu prendre mes parents en photos, avec moi bien entendu. J’ai remplacé la Marmotte dans les photos prises par Papa et j’ai remplacé Papa dans les relations qu’il avait avec ses marchands ! Kuta change, le voyage change aussi avec Moi et c’est tant mieux comme me le dit Papa.

J’ai réussi mon premier voyage international, je serai prêt plus tard à voler de mes propres expériences et des conseils que j’aurais lus dans la rubrique Voyages de Lastdays !

Pour ce voyage BALI 7, ce blog gardera les traces de ces jours ensoleillés et de ses souvenirs.

Comme le dit Papa à Maman : ‘de toutes les façons, lorsque Tu raconteras l’engouement pour Gabriel, personne ne te croira ‘

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