BALI 7 : off

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Après la journée d’hier, celle-ci va être placé sous le signe du repos. Le matin, on va faire des photos sur la plage mais manque de chance, le ciel est voilé. Il a plu avant dix heures mais un ciel voilé, c’est nouveau durant l’été. La mer aura des vagues toujours aussi faibles, cela ne poussera pas Papa à se baigner.

Cela lui arrive rarement dans une saison, on peut même dire que c’est exceptionnel. La fois précédente en 2011, c’était lorsqu’il y avait l’interdiction de se baigner (surtout après son sauvetage) et une autre fois, c’était un jour avant son départ : il prend une vague, la vague en son sommet et retombe après une ou deux secondes – sensation unique – pour se faire emporter par la vague vers le bord. Après cette vague, il pense ‘Waouh, quelle vague, c’était bon mais c’était aussi dangereux’. Il sortira et ne replongera plus dans la mer.

Aujourd’hui, c’est dimanche et donc c’est le Masque et la Plume en France. Car ici, il faudra attendre le lendemain matin pour écouter l’émission. Mais en ce dimanche, Papa m’a promis que l’on ira dans la galerie marchande de Beach Walk pour que je fasse de voiture. Il connaît mon geste : je tends un peu les bras et je tourne mes poignets.

Comme nous prenons notre temps, nous rencontrons une fois de plus le français de 48 ans de la banlieue parisienne qui vient dépenser ses allocations chômage ici. Pour lui, la journée commence plutôt vers 15 heures en allant manger. Sa soirée va finir tard, très tard, en direction du Sky Garden. C’est un habitué de la nuit surtout ici. Il doit en être à son douzième voyage en Indonésie.

Tous les soirs ou presque, il part à l’aventure en ramenant ou pas une proie avec laquelle il aura négocié le prix. Il dit qu’il commence en avoir assez de cette vie et surtout de la mentalité asiatique qui n’en veut qu’à son argent. Je pense que dans ce milieu là, c’est la même situation partout dans le monde et même en France. Son retour dans le pays va lui faire drôle avec la disparition de filles faciles au prix compétitif.

Cet après-midi, toujours avec des français, cela a été drôle. Un père prend deux maïs pour ses filles et tend à notre marchand un billet de 2 000 roupies. Asli lui dit alors que c’est 20 000 en montrant le billet vert. Sa femme dit que c’est cher !

Jacques, le professeur de français à la retraite, travaillant encore au Japon est parti aujourd’hui. Comme je m’étais cogné le genou, il a posé sa main dessus et la retiré en disant ‘je prends le mal et hop il s’en va !’. C’est bizarre, cela a marché !

Lui aussi dans un certain sens est seul. Il va poursuivre son activité qui lui rapportera de l’argent pour qu’il puisse continuer sa collection. Autrement dit, acheter des objets qui comme il le dit, d’autres achèteraient si ce n’était pas lui.

Pour finir sur ce passage français, la belle femme sportive est dans le bungalow avec un français. Elle connaît mon prénom ! Ce n’est pas le cas des trois françaises qui sont arrivées hier soir. Il paraîtrait que la première communauté de touristes à Bali est celle française.

Il y a beaucoup plus de monde sur la plage. Vu les conditions météorologiques, nous remontons la plage du côté de l’aéroport. J’aime bien toucher les drapeaux, je m’accroche sur la tige en fer. Bien entendu, on ne va pas longtemps pouvoir avancer car une famille de Surabaya m’a vu et veut faire des photos ! Celle qui prend la photo est contente mais le sera encore plus lorsque je viendrai vers elle … en posant ! Son mari me prendra alors avec elle. Toute la famille est contente.

Sur la plage, on me prend aussi en photo. Peut-être que les gens aiment bien ma démarche un peu pataude lorsque je marche en balançant mes bras à l’arrière.

Je vois des chiens en bande, des oiseaux en bande, un avion atterrir, des cerfs-volants, des gens, des enfants et la mer.

Cela fait beaucoup mais ce soir, je vais faire de la voiture.

Juste à la sortie de la plage, Asli nous donne trois maïs. Il aura tout vendu aujourd’hui. Papa lui a donné son t-shirt de marque avec comme logo celui de l’équipe de France olympique, pour souvenir.

Un bon souvenir aura servi à Papa pour retrouver le salon de massage de 2011. Celui du salon Made n’est pas assez fort. Il s’arrête dans un qui propose (à droite du carrefour de l’ex-Brazil) un prix de 45 000 roupies. Mais la femme lui en conseille un autre à 85 000 voire mieux un package à 150 000 mais avec une remise de 20%. Il s’en va. Elle lui rappelait la vendeuse de jus de fruits. Beaucoup de paroles pour un prix maximum. Sur la liste noire.

L’autre salon que connaissait Papa a fermé. Ne lui en restait plus qu’un, qu’il retrouve. Un massage d’une heure, assez appuyé pour se faire sentir mais pas trop dans le dos. Cela apaise et pousserait presque à dormir.

Le dimanche et c’est tant mieux, les indonésiens ne travaillent pas enfin pas tous. La plage est de plus en plus remplie mais pas comme il y a deux ans. Dans deux semaines, cela sera la fin pour la délégation française qui désertera ce pays.

En rentrant de la plage, on rencontre Emile qui est revenu de leur voyage de dix jours. Ils avaient loué une voiture et ont trouvé des adresses hors des guides. Par contre, à Ubud, ils ont eu la surprise – qui les a fait sourire – de se voir proposer un hôtel, style aéroport, à 385 $. Ils ne vont pas rester longtemps au Komala et vont partir sur les îles Gili où les prix risquent aussi de flamber. Il faut bien que les touristes se trouvent quelque part !

Il paraît qu’Emile disait, c’est quand que l’on rentre à l’hôtel où il y a le bébé qui s’appelle Gabriel.

Mais je ne suis pas un bébé ! Ce soir, après une courte douche, nous partons vers le centre de conduite. Auparavant, nous passons devant le salon de massage – où je prépare avant mes sourires – où la dame chrétienne n’est pas à l’extérieur mais à l’intérieur. Elle nous voit tout de même et me fait un signe de la main. C’est pareil pour une autre masseuse !

Je suis content d’aller au troisième étage de Beach Walk. C’est grand. Il y a d’abord des voitures qui bougent, puis des jeux où il faut appuyer des boutons et même un jeu de voiture où l’on est pilote en 3D.

Une fois de plus ma voiture « bunny car » ne fonctionne pas. Papa me demande de choisir, je prends alors la locomotive. C’est trop bien de conduire et de klaxonner. Des fois, je me mets debout, ma tête risque de toucher le haut. Cela passe vite mais j’ai bien aimé. Maman me fait essayer les chevaux mais je n’ai pas encore l’équilibre pour rester seul sur les chevaux. C’est dimanche et Papa me dit que Jérôme Garcin est un bon cavalier. Il a d’ailleurs emmené le livre de son journal équestre qu’il lui fera sûrement dédicacé lors de son retour à Paris.

Jérôme a été le premier à savoir que Maman était enceinte. C’était un jeudi lors de l’enregistrement du Masque et la Plume, en mars 2011. Il lui a dit qu’il y avait une possibilité car il n’avait pas encore fait le test, qui sera fait le samedi. C’est un lien de plus que j’ai avec Jérôme.

Ce qui serait drôle, c’est que Papa lui annonce une nouvelle grossesse !

Mais Papa dit que c’est bien d’être tous les trois. Et puis à quatre, cela va devenir encore plus compliqué de voyager et même de prendre un hôtel formule 1, limité à trois personnes. Papa a toujours ce côté pragmatique.

Le centre de jeux est bruyant, il y a du monde, des couleurs, des lumières. Je commence à fatiguer et il est l’heure de rentrer pour que je ne manque pas mon endormissement. Dernier passage devant le salon de massage, où la masseuse ne nous voit pas. C’est elle que je cherche des yeux car elle est rigolote. On aurait pu aller à la messe dite en anglais mais c’était à 18 heures.

Une journée de plus dans une routine dont je ne me lasse pas. Même avec un ciel voilé, même sans les vagues, même sans noix de coco. Je rentre et je vois des lézards et cela m’intrigue encore.

Papa va maintenant me lire sa bande dessinée - offert pour son anniversaire par Maman – Chi une vie de chat. Ma vie lui ressemble un peu : je suis petit et j’aime découvrir !

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