BALI 7 : ma petite mer

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Dans les panneaux devant les salons de massage, on peut lire ear candle. C’est une technique qui consiste à mettre un bouchon de cire supplanté par un cône à papier qui va brûler. Papa l’avait testé lors de son précédent voyage et il avait impressionné par toutes les impuretés qu’avait aspirées le papier.

Ce qui est caractéristique c’est le crépitement que l’on entend à mesure que le papier se consume. On peut avoir l’appréhension que cela aille brûler l’oreille mais il n’en est rien. Aucune sensation de chaleur. Cette opération est précédée par un massage du dos (40 000 roupies mais cela peut aller jusqu’à 75 000 roupies).

En allant au supermarché Supernova, Papa a vu un écriteau qui mentionnait le prix de 50 000 roupies, c’est toujours moins que les 85 000 du Komala. Il faudra qu’il y retourne pour information et confirmation du prix et de l’heure. Notre avion est prévu à 01h20 du matin, il faut donc y être deux ou trois heures avant et ajouter le temps de transport qui prend facilement deux heures en cas de forte circulation. Départ estimé du Komala 21 heures. Cela cadrera presque avec mon heure de coucher. Il faudra que Papa regarde les horaires d’arrivée en Corée et l’heure de notre correspondance. De toutes les façons, on atterrit en France vers 18h20.

Revenons à ce matin et la balade au marché de Patimura. Peut-être était-ce le début du week-end mais il y avait la moitié des stands ouverts et pas beaucoup de fruits à acheter.

En finissant cette promenade, nous sommes allés manger dans un restaurant tenu par des chinois. Cela se voit au nombre de plats proposés. Papa a enfin pris un nasi goreng au poisson. Moi, rien du tout au départ car je m’étais endormi dans ma poussette ! Lorsque je me suis réveillé, on m’a commandé un bubur ayam, c’est-à-dire du riz presque en compote, liquide avec du poulet.

De retour du restaurant, nous avons pris notre linge au pressing, appelé ici laundry. Tout était propre, repassé et sentait bon. 16 pièces pour 80 centimes d’euro.

De retour à l’hôtel, Maman a vécu une drôle d’expérience. Elle rentre dans la première pièce, et quelque chose lui tombe dans les cheveux. En fait, c’était un lézard qui faisait ensuite le mort. Maman qui n’aime pas les bêtes a été servie. Une autre fois, elle a appelé Papa dans la nuit car il y avait une blatte dans la salle de bain. Je crois qu’elle n’aurait pas apprécié l’Inde. Car selon les conditions de voyage de Papa, ici c’est du deux étoiles.

Par contre, pour la baignade c’était zéro étoile. Trop de courants forts. Se tremper jusqu’à la taille. On a rencontré Marcello le sauveteur à l’esprit positif. On se promet de faire des photos avec Gabriel. Il nous raconte l’histoire d’un homme de 41 ans qui est mort ce matin sur la plage. Il s’était baigné, il faisait des photos et ensuite crise cardiaque. Il était avec ses enfants. Cela interpelle Papa qui a organisé tout le voyage et qui devrait sur une feuille mentionner les numéros d’appel au cas où.

S’il n’y a pas eu de baignade, on a pu avec Papa creuser dans le sable pour faire des trous plus ou moins grands. Souvent mes mains étaient sales et souvent je devais les nettoyer. Dans les vagues c’est chouette. J’ai aussi pu voir le propriétaire du chien avec un collier en fer pour son chien type pitbull. Mais Papa m’a dit de rester avec lui. J’aime aussi regarder les avions qui atterrissent et qui décollent. Je le fais souvent remarquer à mes parents. Dans le ciel, face à la mer, lorsqu’ils arrivent, leur fuselage est d’un blanc étincelant.

Notre vendeur de maïs est bien vivant. Hier il n’était pas là à cause de la police. Papa lui offre un polo d’Air France. Ils ont presque la même corpulence. Juste avant nous, il y a une jeune femme qui demande un maïs, Asli entame la discussion. Elle loge à l’hôtel Western Beach, juste en face de notre hôtel avec des chambres au minimum à 50 euros. Elle est seule et vient pour le surf.

J’ai entendu une nouvelle histoire sur un français. Il a acheté un terrain avec des euros. Terrain qu’il a revendu en roupies. Le souci, c’est que les euros étaient faux. Bien entendu, il était déjà parti !

L’australien qui prend deux heures de leçon d’indonésien par jour est un peu bizarre. Il mange des kilos de bananes par jour, s’est fait arnaquer sur le change ainsi qu’en voulant manger local. Je l’ai vu ce matin passer devant notre bungalow et faire le tour de la cuisine pour retourner à son bungalow. Ce qui est étrange, c’est que celui qui lui donne des cours ne doit pas être un professeur (il vient avec sa fille). Saïd qui a entendu un de ses cours, semble comprendre que le niveau de cet australien n’arrivera pas à décoller s’il est aussi difficile à comprendre en anglais qu’en indonésien.

Ce soir, je vais m’écrouler vu que je n’ai pas dormi pendant ma sieste. Dorénavant, j’ai un t-shirt pour dormir pour éviter d’être piquer dans le dos. Cela ne me gêne pas mais je dois bien avoir une demi-douzaine de marques. Juste avant de sombrer dans mes rêves d’enfant, on va de nuit faire un tour sur la plage. Cette plage que connaît par cœur mon Papa. Moi, j’aimerais bien aller voir les vagues mais c’est pas possible ! Retour à la maison où je fais les gestes comme si je nageais comme si j’avais vu Papa les faire.

Dans les livres que l’on me lit, il y a l’histoire de Léo et Popi avec la petite mer. Léo aime la mer mais pas les vagues. Popi, son doucou, a découvert une petite mer (en fait une flaque) avec laquelle il s’amuse.

Moi aussi, j’ai eu ma petite mer aujourd’hui même si c’est tout de même plus rigolo dans la grande avec les vagues.

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