BALI 7 : LE RETOUR DE FRED

  • Kitano
  • Voyages

Rappel épisode précédent : Papa sort tout nu de la douche, on frappe à la porte …

Maman va voir, Papa prend un sarong et devant la porte…

Il retrouve Fred ! Quelle joie ! En anglais, on pourrait dire amazing !

Fred n’est pas seul, il est avec Wyla. Autant Fred est grand, costaud et blanc autant Wyla est petite, fluette et brune. Je vais m’amuser avec elle.

Cela faisait un an que Fred n’était pas retourné à Kuta. Et pour cause, il partage l’appartement de Wyla à Denpasar où la vie est locale, la vraie vie.

Il revient de la jungle, où il passait quelques jours. Il connaît une association GREEN LIFE qui achète du terrain pour préserver la faune et la flore. Ils ont des bungalows mais pas d’électricité. De l’éco-tourisme. Mais pour atteindre ces bungalows, il dit qu’il faut marcher et que la pente est raide et les montées aussi. Il a vu des insectes et des animaux : araignées, serpents, moustiques, abeilles (il s’est fait piquer deux fois, cela n’est pas du tout agréable), des orangs-outans …

Fred va bientôt partir pour la Chine, direction Shenzen pendant neuf mois pour son travail. Cela le rapprochera de l’Indonésie qu’il commence à vraiment bien connaître.

Fred et Papa se sont rencontrés à Arthawan. Cela a été l’occasion de partir en vadrouille pendant dix jours et de découvrir Bali en moto. Ce fut une première pour Papa. Mais, ce voyage avait comme point central d’aller au point zéro du Kawa Ijen. Fred l’avait fait mais pas à ce point, il restait donc frustré. Le Kawa Ijen est une carrière de souffre. Cela peut être dangereux avec les émanations de gaz et les flaques de souffre qui comme l’étendue d’eau est acide. Ils se lèveront à quatre du matin pour être les premiers et ils feront la descente avec un changement de vent qui faillit leur être fatal. Mais Fred avait tout prévu : des masques avec cartouche.

Entre autres, ils auront été dans un marché local, en faisant un tour dans la partie volailles. En pleine grippe aviaire, dans une hygiène que l’on pouvait retrouver chez nous fin du XIXe siècle !

Fred finira sûrement sa vie en Indonésie mais pas à Kuta. Papa ne finira pas sa vie en Indonésie mais retournera avec moi à Kuta, une dernière fois, sûrement.

Revoir Fred a été magique car c’est comme s’ils s’étaient quittés la veille, comme si cela était naturel. Fred doit être un des lecteurs les plus fidèles de nos aventures sur Lastdays. Il nous raconte que pour l’article ‘l’accident’, il a été frustré car il n’était pas arrivé à charger la page qui racontait ce fameux accident !

Fred est un baroudeur, Papa l’a suivi une fois mais ne pourrait plus avec son mal de dos. Symboliquement avant le départ de France, il a jeté son vrai faux sac North Face à la déchèterie. Symboliquement, il va abandonner son sarong qui l’a suivi durant au moins ces six dernières voyages. Il sait que l’année prochaine, il n’y aura pas de voyage, peut-être en 2015.

Il est temps pour Fred et Wyla de rentrer et pour moi de prendre mon biberon. Je ne dis pas biberon, je dis ‘titou’ comme ma grand-mère maternelle ! Papa les accompagne, ils se reverront bientôt.

Ce soir pas de concert à Patimura. J’aime bien écouter les indonésiens jouaient et chantaient leurs chansons. Lorsque l’on prend les jus de fruits, je n’arrive pas à répondre aux sollicitations du jeune vendeur car je suis fatigué.

Papa a dû le connaître il y a quatre ans, c’est ensuite qu’il est passé o la boutique d’à-côté. Ce jeune doit travailler avec ses sœurs à moins que ce ne soit ses employés. En tous cas, il aime bien Papa.

Sur le chemin retour, Papa donne au masakan où Maman a fait son malaise un livre que cette dernière a fini. C’est un livre de Daniel Picouly. Le jeune homme efféminé est surpris, il va vers Maman lui fait une bise et en profite pour en faire une à Papa. Dommage que leur cuisine ne soit pas assez varié pour y retourner.

C’est drôle, il y a encore ou toujours ce gros homme aux cheveux blancs toujours en compagnie de jeunes garçons.

Juste à-côté, il y a l’autre masakan - où Papa a mangé des petites sèches pimentées - tenu par une femme qui nous lance des sourires et des signes de la main.

Nous rentrons à l’hôtel. Papa m’arrête juste devant une fontaine d’eau. J’aime bien mettre ma main sous l’eau et dans l’eau. En poursuivant, on tombe sur un magasin de vêtements où à l’extérieur, ils jouent de la musique. On s’arrête. La chanson, chanté par un anglo-saxon, s’appelle Knock on heaven door (de Bob Dylan). Un monsieur, sûrement le propriétaire apercevant que je tape des mains, part et revient m’apporter un bâton avec des capsules de bière, cela fait du bruit. J’aime bien, cela me rappelle l’éveil musical. Mais je suis fatigué et je n’arrive pas à le secouer. Il part une nouvelle fois et revient avec deux bouts de bois qui font du bruit. Je préfère le premier joujou.

On arrive à la maison, mon premier regard va vers le haut de la terrasse, sur le plafond en tresse de bois. Le soir, il peut y avoir jusqu'à quatre lézards. Dans la nuit, il arrive qu’il y ait du bruit dans le plafond de la chambre, peut-être est-ce le gros lézard ou un des écureuils ?

Puis, c’est toujours le même rituel : on change ma couche, on me met du spray anti-moustiques pour les enfants et je suis prêt à m’endormir avant de nouvelles aventures.

Auparavant, on m’aura lu une ou deux histoires que je connais. Il y en a une que j’aime bien, c’est celle du petit ours qui essaye de mettre ses pas dans ceux de son papa.

Un jour, bientôt, je pourrais mais pas maintenant, pas encore. J’ai le temps, comme ici à Bali.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
à bientôt car sans Toi, c'est pas pareil ! -  Hébergé par Overblog