Bali 7 : hello Gabriel

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Je me réveille de ma sieste. Je suis dans la chambre. Elle est grande. Je peux faire le point sur la superficie des pièces dans laquelle on vit. C’est facile puisque les carreaux font 30 par 30. La terrasse fait un mètre sur environ 4 mètres de long. La première pièce, où il n’y a que la table prise de la terrasse fait environ le triple et notre chambre environ un quart de plus. Ce qui est langage plus clair fait plus de 12 m2. La salle de bain de 4 m2 est composée de deux pièces, l’une pour le rangement, l’autre moitié pour les toilettes, le lavabo et la douche.

Déjà que je n’aime pas que l’on me lave les cheveux, alors avec de l’eau froide, c’est des pleurs assurés. Mes parents ont deux techniques pour atténuer ce mauvais moment : la technique de la bouteille d’eau de Maman et la technique de la portée de Papa. Ce dernier fait couler l’eau et me porte. Comme cela m’amuse de voir l’eau, j’en oublie mon appréhension lorsqu’il me tourne et que je reçois le jet d’eau dans le dos ou le ventre.

On a mangé à un masakan de la rue Patimura. C’était sympathique. Derrière moi, sur une enceinte, il y avait un objet qui représentait la ville de Bergen au Danemark, je crois. Ce n’est pas si facile de me faire manger car si je reste concentré un tiers du temps et ensuite, je suis accaparé à d’autres centres d’occupation. C’est alors que Maman me donne à manger lorsqu’elle le peut des cuillères.

Il faut bien prendre des forces, surtout que chaque jour, Papa continue à faire la police dans la ‘swimming zone’. Inlassablement pour que les surfeurs découvre ou se rappelle de la dangerosité de leur situation. Au moins une demi-douzaine par jour. S’il y avait ne serait-ce qu’une demi-douzaine de personnes comme Papa, plus d’un millier de surfeurs ne reviendraient pas dans cette zone.

Nous avons croisé le français, amateur de sorties nocturnes qui a fait une fixation sur un possible attentat. Il est vrai qu’il y a des policiers le soir mais pour Papa, ce n’est pas la saison et s’il y a un lieu à faire sauter, c’est bien le Square Garden (discothèque) ou alors une boutique dans Beach Walk. C’est pour cela qu’il y a du personnel de sécurité à chaque entrée.

Hier soir, Papa n’a pu avoir son mango juice et Maman a eu un jus aux fruits de la passion si léger que l’on aurait dit de l’eau avec un soupçon de goût. Aujourd’hui, il a tenté d’expliquer à la fille mais manquant de mots, elle n’a pas compris ou n’a pas voulu comprendre que le jus aux fruits de la passion se fait avec quatre fruits et non pas deux ou trois. Une adresse de plus mise sur la liste à éviter. Cela validerait l’idée que lorsque tout va bien, il y a des sourires, ce qui n’est plus le cas, la fois où l’on doit discuter. Ce n’est pas tant pour le prix mais pour la manière.

Retour à lapremière échoppe de jus de fruits à Patimura. Les prix sont les mêmes et les goûts aussi. Fini le temps de 2011 où il y avait une file d’attente dans les deux boutiques.

En attendant de commander, Papa m’emmène vers une table d’indonésien qui chantent et font de la musique. Il y en a deux qui ont une guitare, un qui avec la boîte de cure-dents faits des congas et un autre qui avec son briquet tape sur sa bouteille de Bintang, marque de la bière. Bintang signifie étoile, c’est logo de la bouteille/

Ils sont donc presque une dizaine à improviser entre eux une chanson. Cela m’intrigue mais j’aime bien. Surtout entendre de la guitare.

Je suis porté par Papa et je peux voir toutes ces têtes bronzés, enfin plus que moi. J’écoute et cela me plaît. Je frappe des mains et je secoue la tête en regardant Papa. Un des joueurs m’a remarqué, mais la musique s’arrête. Comme à chaque fois qu’une personne ou objet disparaît, je regarde Papa, je mets mes paumes vers le ciel et les repose sur mes genoux avec un air désolé !

Ce soir, il y aura un mango juice comme il n’y a pas eu de maïs cela compense. On discutait avec Asli avant de passer l’entrée qui donne sur la plage, lorsque notre marchand de maïs reçoit un appel. Il balance ses deux maïs dans le bac derrière son petit barbecue, monte sur moto qui – comme dans un film – ne veut pas démarrer. Au bout de trois tentatives, il y arrive et disparaît.

Pas de maïs et des vagues moins fortes mais qui vont être plus physiques à force de nager, à ce que je vois.

La police doit encore être faite pour rappeler aux surfeurs qu’ils sont dans une zone de baignade. La plupart ne le savaient pas, comme ce japonais qui le dira à son copain. Un gars répond tout de même « calme ». C’est un français à l’accent. Ce qu’il ne sait pas, c’est que l’on ne peut pas l’être avec ces apprentis surfeurs qui ne maîtrisent rien et qui sont dangereux. On aimerait leur dire « vous avez dix kilomètres de mer et vous surfeurs dans les 50 mètres où il ne faut pas ! ».

A la limite d’un des drapeaux, il y a une surfeuse. Elle est française et sont professeur n’est autre que Marcello le sauveteur de Papa de 2011. Il lui fait des signes, Papa va vers lui. Il donne des cours de surf qui doivent lui permettre de gagner plus. Sachant parler anglais, c’est un avantage par rapport à ses collègues.

Ce soir, il y a enfin eu un très beau coucher de soleil : le disque du soleil donnait des couleurs ton rose aux nuages aux alentours. Papa me l’a montré descendre doucement mais sûrement à l’horizon avant de disparaître pour donner encore plus de relief aux nuages. Ce soir, on est restés plus longtemps sur la plage.

Ce soir, en rentrant, après une petite balade, on s’engage dans la petite rue qui nous mène à notre hôtel et là deux enfants, l’une doit avoir dix ans avec des formes rondouillettes et l’autre beaucoup plus jeune, me lance ‘hello Gabriel’. Même les enfants indonésiens m’aiment bien. Je leur fais un coucou de la main. Il est temps pour moi de passer en mode repos. Peut-être vais-je revoir en rêve ces enfants, à moins que ce ne soit les petits oiseaux dans le jardin, voire les écureuils.

Je ne sais pas. Mais ce que je sais, c’est que je vais bien dormir.

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T
HELLO ! Moi aussi je fais de longues siestes l'epremidi ET on va bientôt quitter cette vie normale et reprendre un format plus encadre<br /> <br /> Fini les bioirythme et autres apero sangria piscine avec Yvette et les autres ..... (je precise aux malentendants qu'Yvette a 78 ans .....)<br /> <br /> vive la crise en espagne !!! LLOOooOOLLLL
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à bientôt car sans Toi, c'est pas pareil ! -  Hébergé par Overblog