BALI 7 : handsome

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Nous avons un voisin discret. Lorsqu’il est venu, il avait une barbichette depuis qu’il s’est rasé, il a l’air plus jeune. Le matin, mon réveil ne le gêne pas car il est déjà parti surfer et le soir, on l’entend à peine.

Aujourd’hui a été un grand jour car on a fait des photos avec le marchand de noix de coco qui s’en va bientôt. Tout d’abord avec lui, son fils et Papa et puis une seconde série avec sa femme et moi. Elle m’aime vraiment bien. A chaque fois elle me fait rire. Elle me rappelle ma grand-mère maternelle. Reste maintenant à faire le tri et le choix des photos à développer.

Les photos qui étaient bon marché à Bali, ne le sont plus restées par rapport au site web. Une photo 4R, format carte postale, comme il l’appelle n’a pas changé de prix, toujours 1 500 roupies, par contre la 5R format plus grand coûte 5 000 roupies. En 2011, c’était 3 750 roupies mais dans une autre boutique qui a fermé.

Celui qui n’a pas fermé, c’est l’hôtel Arthawan. Papa l’a découvert lors de son deuxième voyage. Il rentrait d’une visite d’une ville, lorsqu’il se retrouve à Denpasar avec deux hollandais. Vu l’heure tardive, difficile de trouver un bus ou minibus. Il faut alors en affréter un pour retrouver Kuta. Pas de souci. Cela fera moins cher qu’un taxi. L’adresse sera Arthawan. A l’époque, il l’était sur le guide et le restera longtemps.

Les chambres sont correctes, toilettes à l’intérieur, safety box possible au bureau. Papa retournera deux voyages plus tard. La chambre coûtait alors 40 000 roupies. Adresse petit budget. Avantages : le prix, l’emplacement (dans la Poppies), un petit déjeuner correct. Inconvénients : loin de la mer (en fait à dix minutes à pied) l’emplacement (lorsque Papa pris la dernière chambre, un voyage plus tard, celle-ci donnait sur la rue et il eut droit à un concert gratuit de Bob Marley, jusqu’à deux heures du matin) et les locataires.

C’est pour cela que l’hôtel a disparu des guides. Arthawan louerait des chambres à des filles de la nuit qui ramèneraient des clients dans une chambre que payerai le client.

Mais Papa ne peut critiquer Arthawan pour deux raisons : la première que c’est une adresse de secours et la seconde, c’est là où il a rencontré Fred. Il avait la chambre d’à-côté, ils ont parlé la première phrase en anglais et ensuite après trois minutes, il était décidé de partir ensemble visiter l’île en moto.

Maintenant le prix d’Arthawan pour deux personnes s’élève à 100 000 roupies.

Pour le midi, pour ne pas avoir à marcher trop, on est retournés au masakan dans la Benesari. Toujours aussi cher par rapport aux autres mais la nourriture est correcte. Papa a pris entre autres un part d’omelette que faisait si bien le masakan dans la Patimura. En fin de repas comme tous les jours, j’ai droit à un yaourt. Ici, ils ont une contenance moindre qu’en France (100 ml) et sont vendus à l’unité.

Pour ce jour, on a changé d’emplacement pour la baignade. Nous sommes allés au poste 4, c’est-à-dire plus loin d’une centaine de mètres en poursuivant sur la Pantai Kuta. Nous avons rencontré Marcello qui a été ravi de me voir. Marcello pour ceux qui ne suivent pas les épisodes est le sauveteur de Papa de 2011.

Marcello m’a pris dans ses bras, m’a joué de l’harmonica et m’a fait monter avec Papa dans leur jeep des sables qui sert à tracter entre autres l’attelage des surfs. Le conducteur était un jeune français. Cela serait bien qu’un jour je puisse faire ce job d’été. Il faudra que je sache parlais anglais et indonésien.

Marcello nous a dit que sa femme allait avoir un bébé et qu’il se pouvait qu’il vienne en France l’année prochaine car il y a une rencontre internationale des secouristes, à Biarritz. Papa a l’idée de lui donner, avant de partir, deux cartes postales à notre adresse pour être informé et sûrement pouvoir le revoir dans notre pays.

Papa a aussi discuté avec une femme qui était avec eux. Elle se nomme Shelley, elle est australienne et cela fait la quatrième fois qu’elle vient à Bali en deux ans.

De retour dans notre bungalow, je peux constater que Papa a toujours son stock de boisson énergisante et de lait de soja. Concernant son précédent voyage, deux changements : le premier c’est la disparition des packs de jus de fruits ainsi que celles de bouteilles d’eau. Cela prend moins de place mais surtout cela est moins lourd à porter. La bombonne de 19 litres nous fait presque la semaine. Il faut faire attention car le dimanche le petit magasin à côté de l’hôtel est fermé. Bien entendu, il est plus cher que dans la Poppies mais pour le dos de Papa, cela a un prix qu’il consent de payer.

Aujourd’hui, je n’aurais pas droit à la mer pour éviter d’aggraver mes irritations. Maman va passer à la Biafine pour espérer une amélioration.

Sans vouloir me vanter, je plais ici. Cela en est même gênant pour ma personne et pour Maman. Certes, il y en a qui sont gentils mais cela ne les gêne pas de vouloir me prendre dans leur bras ou me toucher !

Il y a eu les photos, les sourires, les Give me five et surtout le fait que l’on me dise que je suis ‘handsome’. Papa me dit qu’en anglais, mignon se dirait ‘pretty’ et beau, « beautyfull’. Handosme a un sens de distingué, de beau gars.

En tous cas, c’est le mot qui revient toujours. Certes, j’ai une jolie bouille, une bouche en cœur, un visage doux, des cheveux blondinets qui boucle presque à l’anglaise mais en France, je passais presque inaperçu !

Je pense tout de même que ce qui les fait craquer, c’est lorsque je joue le jeu : j’envoie des bisous avec la main, je fais le signe de bye bye et je tape dans leur main. Pour un bébé de 19 mois, c’est pas mal du tout. Je ressens aussi les personnes que ce soit la femme du marchand de noix de coco ou notre vendeur de maïs. Je ressens en eux de l’empathie, de la joie à me voir et l’envie de jouer avec moi.

Ce qui est bien, c’est que je m’y habitue facilement.

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