BALI 7 : ASLI

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C’est reparti pour une nouvelle journée qui passera vite. Nous ne ferons pas ce matin la promenade jusqu’à la double six pour acheter des sarongs. On a pris du retard dans le réveil et donc le départ pour cette balade. Sinon, tout était programmé : balade le long de la plage comme on l’a déjà fait puis visite des boutiques avant d’aller chez un masakan que Papa connaît et retour.

Lors de notre réveil, c’est nuageux mais cela se découvre ensuite pour donner un beau ciel bleu et surtout des températures chaudes.

Lors du petit déjeuner, on a revu le français qui a un peu joué avec moi. Mais surtout, il y avait deux jeunes femmes à qui j’ai plu. L’une était en maillot de bain et l’autre, style surfeuse sportive, portait bien la crinière châtain avec un court short en jean et un t-shirt qui laissait voir qu’elle ne portait pas de sous-vêtement !

En quittant la cuisine ouverte, elle se cache derrière un des coins et joue avec moi à caché !

On part acheter des cartes postales. Si ces dernières sont bon marché, le timbre ne l’est pas. Il est certes moins cher qu’en France de presque un quart mais lorsque l’on envoie une carte sous enveloppe, la situation est l’inverse. Papa hésite à envoyer des cartes car durant ses six voyages précédents, il a dû envoyer toutes les cartes possibles de Kuta Beach. Il se dirige vers une photo de nous qu’il fera développer au format cartes postales. Mais ces photos restent à faire.

Nouvelle expérience au restaurant japonais avec un sushi set pour Papa, un sashimi set pour Maman autrement dit les plats les plus chers et pour moi un poisson teryaki. C’était bon mais je n’ai pas tout mangé ! Ce n’est tout de même pas facile d’aller au restaurant avec moi. J’ai dû faire au moins trente fois le tour de la table, allant de l’un à l’autre. Nous mangeons sur une table mais assis, sur des nattes. La dame qui nous a servi un apéritif sans alcool dans un verre type tequila est revenue avec un verre pour moi lorsqu’elle a vu comment je savais tenir un verre et comment j’ai pris celui de Papa !

Durant le repas, j’ai vu une petite montagne verte. Je voulais goûter mais mes parents disaient ‘non’. Pourtant, je revenais à la charge jusqu’à que ce que Papa en prenne sur son doigt et me fasse goûter. Heureusement qu’il y avait le yaourt après !

Entre temps j’ai réussi à prendre le sushi à la crevette de Papa pour ne pas le finir.

Pour revenir au wasabi, Papa m’a raconté l’histoire d’un de ses amis – l’impertinent Teache A – qui la première fois qu’il a mangé dans un restaurant japonais avait laissé cette moutarde. A la fin du repas, il se dit, je vais la manger en une seule cuillère ! Il a compris qu’il ne fallait pas !

C’est Maman qui a décidé de payer le restaurant japonais. Cette fois, on a battu le record de l’addition : 224 000 roupies. Cela permet tout de même de n’être qu’à deux repas du repas qu’il offre lorsque l’on a atteint les dix. La fiche de Papa qui date de deux ans était toujours présente et le classeur ne semblait pas avoir tellement été étoffé.

Sieste pour moi pendant que Papa va chercher les photos de notre marchand de coconut. Il va les lui donner. Mais aujourd’hui pas de noix de coco, il se rabat sur un jus de jackfruit. Le jackfruit est un fruit géant qui peut peser une bonne dizaine de kilos avec un goût prononcé qui doit vite tourner au goût du pourri lorsqu’il est trop mûr.

L’intérieur du jackfruit est jaune mais l’extérieur est vert avec comme des gros piquants.

Bapak, notre marchand de noix de coco rappelle à Papa que le départ est prévu dans deux jours et qu’il peut venir avec lui. C’était pareil en 2009 et 2011. En partant, il lui donne un sachet contenant deux bananes, deux morceaux de mangue et deux fruits de jackfruit, tout cela bien entendu pour Moi !

La mer sera calme et j’irai la voir d’un peu plus près. Ce qui me plaît c’est aussi de m’accrocher à l’un des deux drapeaux qui délimite la zone des nageurs. Zone qui est presque respecté. Pas d’intervention. Il faut dire qu’elle est juste en face des sauveteurs et que dès qu’il voit Papa, ceux qui ont des élèves comme par hasard se déplacent hors de cette zone.

Deux petites filles vont venir jouer avec mes jeux de plage par deux fois. Ce sont des vendeuses des plages. La seconde fois, elles partiront vite dès qu’elles verront leur ‘mère’ venir. C’est drôle, malgré leur rôle assigné, elles ont encore gardé ces jeux d’enfants. Moi, le jeu que j’aime bien, c’est celui du ballon. J’aime le pousser avec le pied et le suivre. J’adore aussi lorsque Papa saute au-dessus de moi et lorsque Maman joue aussi, c’est encore mieux.

Aujourd’hui, j’ai du sable partout ou presque. Mes irritations semblent mieux aller. Mais ce soir, cela va être des pleurs dans la douche.

Papa devrait prendre les travaux qu’ils font au bureau du Komala. Les premiers depuis que Papa connaît cet hôtel soit plus de vingt ans ! Ils ont cassé des murs pour pouvoir faire de nouvelles pièces, le nouveau bureau de réception devant être plus près car ils vont aussi agrandir le bungalow.

Mais le plus drôle, c’est le safety box qu’ils ont enlevé et mis dans une pièce sans avertir personne. Papa, dès qu’il a vu cela est venu s’enquérir de ce qui allait arriver. En fait, ils gardent le safety mais vont sûrement le faire disparaître. On doit donc garder l’argent et les papiers dans notre bungalow. Ce qui était un avantage de cet hôtel disparaît. Certes avec les valises à codes, cela est moins risqué mais comme le soulignait le vieil homme australien, les clés sont simples à faire refaire. Il est toujours tout seul cet homme. On la vu au moins deux jours de suite au restaurant du Komala avec une tablette à moins que cela soit une liseuse. Ici, au restaurant, on a vu un couple et un enfant : le père avait son portable, la mère la tablette et la petite une sorte de Gameboy.

Sinon la nouvelle du jour est qu’en me réveillant de ma sieste, j’ai bu dans le nouveau biberon. Peut-être est-ce bon signe !

J’allais oublier notre marchand de maïs, débordé en ce début de week-end. Il en a vendu du maïs, vraiment. Tellement que l’on a dû attendre au moins un quart d’heure. En fait, on a été les derniers servis car tout de suite après, une moto est arrivée avec sur sa selle, un policier qu’un des taxis a appelé ‘le boss’ pour lui dire qu’il fallait qu’il parte. Papa lui fait un dernier signe de la main. Nous avons tout de même eu le temps de faire quelques photos mais avec le flash car Asli n’était pas là lorsque nous sommes arrivés à la plage. Papa dit qu’il a de la chance d’être à Bali car à Bangkok, c’est plus radical, ils confisquent le matériel. De toutes les façons, cela va devenir de plus en plus difficile pour lui de vendre son maïs car juste à côté du supermarket du début de la Benesari par la Pantai Kuta, ils construisent encore un hôtel. Encore car il y a un peu plus que le supermarket (ouvert 24 heures sur 24) le Western Beach (50 euros la nuit minimum selon la publicité), à 500 mètres le Pop hôtel. Bali change et va encore changer. Il n’y aura plus de place pour Asli car la sécurité sera renforcée.

Pour conclure sur cette journée, sur la plage deux enfants sont venus me parler, j’ai comme d’habitude charmé les masseuses dont celle qui est chrétienne et qui me fait rire, puis sur le chemin du retour, j’ai fait des Give me five. Je m’étais entraîné sur la place des jus de fruits de Patimura avec un guitariste. Mais le plus étonnant, ce fut lors du bar qui fait l’angle au carrefour – autrefois appelé le Brazil mais depuis remplacé par le Froggies.

Il y avait un homme, la trentaine qui était avec une indonésienne. Lorsqu’il m’a vu, il s’est écrié « handsome, beautiful ». Je lui ai fait un Give me five et lancé un bisou.

Je n’arrive pas à comprendre. Même arrivés dans la petite rue de notre hôtel, deux enfants m’ont dit ‘bonne nuit ». Je dois avoir une sacrée bouille !

Mon retour en France va me changer !

Il faudra alors que je revienne prendre de l’énergie positive ici !

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