Un Américain apprend que Charles Manson est son père

  • Kitano

La presse britannique publie le témoignage de Matthew Roberts, un Californien, qui a appris à 29 ans qu'il était le fils biologique du criminel et gourou américain, emprisonné à vie.

"C'est comme si j'avais appris qu'Adolf Hitler était mon père". C'est en ces termes que Matthew Roberts décrit le jour où il a appris qu'il était le fils biologique de Charles Manson. La presse britannique dévoile le témoignage de cet Américain de 41 ans qui se présente comme DJ. Abandonné à sa naissance et élevé dans une famille d'accueil, Matthew Roberts a grandi dans l'Illinois et a appris à l'âge de 10 ans qu'il avait été adopté. A 29 ans, il entreprend, par le biais d'une agence de retrouver sa mère biologique prénommée Terry. S'ensuit une relation épistolaire et le jeune homme apprend que son père est le meurtrier et gourou Charles Manson (voir photo), emprisonné à vie dans la prison de Corcoran en Californie à la suite d'une série d'assassinats dont celui de Sharon Tate en 1969. Terry lui apprend qu'elle faisait partie de la secte The Manson Family et qu'elle était tombée enceinte après avoir été violée par Charles Manson au cours d'une soirée échangiste et droguée en 1967.

Dans le tabloïd britannique The Sun, Matthew Roberts fait part de son état de choc à l'annonce de la nouvelle, lui qui se définit comme "un individu pacifique, enfermé dans le visage d'un monstre". Il ajoute : "Mon héros est Gandhi. Je suis très non-violent, (...) végétarien (...) Je ne tue même pas les insectes". Matthew Roberts a attendu quelques années avant de contacter son père biologique, aujourd'hui âgé de 75 ans et incarcéré à perpétuité. Le criminel lui aurait répondu une série de lettres marquées par des svastikas, des croix gammées, symbole tatoué sur son front. Matthew Roberts a déclaré à propos de son père : "C'est mon père biologique - je ne peux pas m'empêcher d'avoir une sorte de connection émotionnelle. C'est le plus dur à vivre - sentir de l'amour pour un monstre qui a violé ma mère. (...) Je ne veux pas l'aimer, mais je ne veux pas le haïr."

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