BROTHERS

  • Kitano
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Au nom du frère


La guerre en l’Afghanistan vient sur les écrans de cinéma par le biais du film de Jim Sheridan impliqué dans des situations de combats comme THE BOXER, AU NOM DU PERE et MY LEFTFOOT. En quittant sa terre natale et en abandonnant une toile de fond irlandaise, il a aussi, au fil des années, perdu son inspiration avec cette production décevante voire ratée : une succession de clichés tenant surtout par l’interprétation de Jake Gyllenhaal (le brun du SECRET DE BROKEBACK MOUNTAIN) car l’une des qualités du réalisateur est de savoir mettre en valeur la composition des acteurs (oscar pour Daniel Day-Lewis – son acteur fétiche - pour My leftfoot).

 

Un capitaine Marine part en mission en Afghanistan laissant sa femme et ses deux fillettes. Il est déclaré mort alors qu’il est seulement capturé. Son frère va épauler sa belle-sœur et donc se rapprocher au fil des mois. Sur ce canevas peut probable, c’est une accumulation de stéréotypes qui nous est présentée : la dualité entre les frères (l’un a réussi, l’autre pas), la situation du père (militaire) compensée par la belle-mère, les filles et leur papa de substitution, le trauma, …

Des larmes, il y en a mais cela n’arrive pas à toucher tellement que ce n’est pas crédible comme le baiser, la vidéo, l’exécution, le sauvetage, la fin.

 

Brothers

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L’histoire aurait pu se tourner soit vers le côté de la vie privée (une histoire familiale à trois) ou du versant conséquence psychologique de la guerre mais il n’en est rien. Ne voulant pas choisir, elle mélange les deux pour arriver en fin de compte à un demi-échec. Demi car il y a la composition de Jake Gyllenhaal en frère paumé sortant de prison qui arrive à donner de la consistance à son personnage. Cela n’est pas le cas de Nathalie Portman en jeune veuve éplorée et encore moins en Tobbey Maguire (ex Spiderman) plus troublé que troublant.

 

La guerre s’invite chez les américains dans leur repas de famille mais présentée sous cette forme, le film n’arrive pas à en avoir la force de dénonciation. Les bons scénarios n’ont pas besoin de bons sentiments, ce n’est pas le cas pour BROTHERS, c’est en cela que le film est manqué.

 

 

 

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