TATOUFAUX : Les éléphants roses n'existent pas, même avec l'alcool !

  • Kitano
Les piliers de bar ne voient pas Babar ! Selon une idée très répandue cirrhose rime avec éléphants roses. Eh bien non ! Si le delirium tremens s’accompagne fréquemment de zoopsie (vision d’animaux), ce pachyderme n’a jamais fait partie du bestiaire.

Le delirium tremens (délire tremblant) peut accompagner le sevrage ou le manque aigu d’alcool, et les hallucinations visuelles qu’il entraîne n’ont rien d’une aimable sarabande d’éléphanteaux grassouillets. Dans l’effrayant monde imaginaire du malade, de banales taches de lumière, de simples motifs de tapisserie, se transforment en colonies d’insectes répugnants, araignées, cafards, voire en serpents grouillants ou en rats monstrueux envahissant la pièce.

Et les éléphants roses alors ?

Il semble qu’ils trouvent leur origine dans la nouvelle autobiographique de Jack London "John Barleycorn" éditée en 1913, qui raconte son combat contre l’alcoolisme : "C’est l’homme que nous connaissons tous, stupide, borné, dont le cerveau engourdi est rongé d’asticots [...] ; qui voit, au bout de son extase, des souris bleues et des éléphants roses."

Si les souris bleues n’eurent pas de descendance, l’expression "Seeing pink elephants" fut adoptée aux USA. Elle s’enracina et se répandit Outre-Atlantique avec Disney en 1941 et son dessin animé de Dumbo, où ce dernier complètement "shooté", chantait la "Pink Elephants on Parade". Les Looney Toons cartoons se mirent ensuite de la partie dans la même veine avec le succès que l’on connaît.

Dans un magasin de porcelaines, un éléphant ça va ; deux éléphants roses, bonjour les dégâts !

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