qu’y a-t-il de plus plaisant qu’une oaristys ?

Après l’otium, l’oaristys. am8-fontaine-m-dicis-paris-6-me.1239038597.jpgQuelle différence y a-t-il entre des “ébats amoureux” et une “conversation tendre” ? Peut-être celle qui sépare la vision du monde du Petit Robert de celle du Petit Larousse ? Les premiers définissant l’oaristys chez Robert, et la seconde, chez Larousse ; les deux se rejoignant cependant sur une deuxième définition : ”idylle”.
Ce mot féminin ”littéraire”, et fort peu usité, calqué sur le grec ancien au XVIIIe siècle, et encore répertorié dans les dictionnaires (où il se musse, se love au tout début du “O”), nous l’avons trouvé récemment dans un roman paru en 2008 (Chronique d’un château hanté, Pierre Magnan). Autant “ébats amoureux” nous paraît “carré”, fermé, presque banal, autant “conversation tendre” nous paraît beaucoup plus “ouvert”, prometteur, et échappant à la définition. Comme dans ce groupe appartenant à la fontaine Médicis, au jardin du Luxembourg, montrant une oaristys sous le “regard”* menaçant de Polyphème. 

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