Le mourant confesse un crime... mais survit

  • Kitano

ETATS-UNIS - Il risque maintenant la peine de mort. C'est l'incroyable histoire de James Brewer, un Américain de 58 ans...

L’inspecteur de police Tony Grasson a résolu l’enquête la plus improbable de sa carrière. Lorsqu’il se rend le mois dernier à l’hôpital de Shawnee, dans l’Oklahoma, la ville où il travaille, il pense seulement assister à l’ultime confession d’un paisible citoyen du coin, sur son lit de mort.

James Brewer a le teint pâle, il est presque diaphane. Victime de deux accidents cardio-vasculaires en 2008, il est alors mourant et lutte pour parler distinctement. Un de ses proches a prévenu les autorités: ce fervent fidèle de l’église locale a des révélations à faire sur une fusillade fatale en 1977, à Hohenwald, au Tennessee, dont il avait été soupçonné d’être l’auteur à l’époque.


Au bord du dernier souffle, et malgré la protestation de sa femme qui ne veut pas qu’il évoque cette histoire, il murmure le drame: il a bien abattu, il y a près de 32 ans, Jimmy Caroll, un de ses voisins, alors âgé de 20 ans. Brewer s’appelait Michael Anderson, il avait déménagé juste après le meurtre, avant sa convocation par la police, et avait changé de nom.

«Il voulait purifier son âme, parce qu’il croyait qu’il allait mourir, explique Tony Grasson. Il était aussi déchiré entre son envie de parler et son engagement envers sa femme.» Brewer avait tué son voisin parce qu’il pensait qu’il tentait de séduire sa femme. Ils s’étaient rencontrés sur le parking d’une station service, Brewer avait tiré deux fois sur Caroll avant de fuir.


Brewer parle car il est convaincu qu’il va rendre son âme allégée à Dieu. Sauf qu’il ne décède pas. Il reste très malade, nourri par un tube. Mais en prison. Il a été arrêté dès que son état le permettait, les autorités du Tennessee l’ayant placé dans un établissement pénitentiaire, contre l’avis du shérif.

Après trente-deux ans d’attente, la famille de la victime ne compatit pas un instant. Pour elle, Brewer ne mérite pas la sympathie parce qu’il fait enfin face à son passé. La prescription ne s’appliquant pas aux meurtres, James Brewer risque maintenant la peine de mort pour cet homicide.

M.Gr. avec agence
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