Le Népal sur la bonne voie

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Dix-sept morts et trois semaines de manifestations ont fait céder le roi du Népal, et le nouveau premier ministre G.P. Koirala, investi dimanche par le parlement, a pu nommer mardi 2 mai un cabinet restreint de sept membres.

 

Réunis, lundi 1er mai, au domicile de M. Koirala (84 ans), qui n'a pas assisté aux discussions pour des raisons de santé, les responsables de l'alliance des sept partis d'opposition se sont accordés sur la nomination d'un gouvernement qui fait la part belle au Congrès népalais de M. Koirala, principal parti de l'opposition parlementaire.

La principale tâche du gouvernement sera de tenter de ramener les rebelles maoïstes dans le jeu politique. Lors de sa brève apparition devant le Parlement, dimanche, le premier ministre les a exhortés "à abandonner la violence et à participer à des négociations de paix". Les rebelles maoïstes ont joué un rôle essentiel dans les manifestations qui ont contraint le roi Gyanendra à rétablir le parlement, qu'il avait dissous en 2002. La semaine passée, ils ont décrété un cessez-le-feu unilatéral de trois mois, sans cacher toutefois qu'ils attendaient des partis politiques un mouvement significatif pour en finir avec la situation actuelle.

Dimanche, le parlement a accepté leur principale revendication en votant en faveur de l'élection d'une Assemblée constituante, à convoquer à une date encore indéterminée, pour définir les futurs pouvoirs du souverain népalais. Les maoïstes, qui souhaitent voir le Népal devenir une république, ont indiqué qu'ils accepteraient les conclusions de cette assemblée chargée de réviser la Constitution, même si celle-ci devait se prononcer en faveur du maintien de la monarchie.

Très affaibli par la crise que vient de vivre le Népal, le roi Gyanendra verra sans aucun doute ses pouvoirs réduits et, déjà, les parlementaires ont demandé qu'il soit privé de son contrôle sur l'armée. Les partis d'opposition ont aussi décidé que le futur cabinet devrait enquêter sur le comportement des forces de sécurité lors des manifestations, en particulier sur les responsables qui ont donné l'ordre de tirer à balles réelles. Le nouveau gouvernement sera encore chargé d'annuler toutes les ordonnances, décisions, nominations prises par le roi depuis que celui-ci s'était arrogé les pouvoirs absolus, le 1er février 2005.

La position que prendra l'institution militaire est essentielle dans toute discussion avec les maoïstes, dont la rébellion, qui a débuté en 1996, a déjà fait plus de 12 000 morts.

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