MESRINE L'ENNEMI PUBLIC NUMERO UN

  • Kitano
  • Films

On prend le même, on le poursuit et on finit le 2 novembre 1979. « Arrêté, jugé, exécuté en moins de 20 secondes », voilà ce que l’on pouvait lire dans un journal satirique à l’époque. Le film va s’appesantir sur ce dernier fait. Il faut dire que Mesrine l’avait bien cherché, prévoyant même sa fin tragique dans une cassette laissée à sa compagne.

 

Si le premier épisode avait réussi à bluffer dans sa mise en scène des aventures du personnage principal, la suite n’y arrivera pas : on assiste à une répétition de scènes, d’échos et de longueur (2h10 au lieu de 1h50 précédemment). Etrangement le ‘Part 1’ devient ‘2eme partie’ sur une affiche christique.

 

Principal défaut du film, il ressemble cette fois à un biopic à l’américaine ne gardant que les faits saillants. Les deux scènes qui auraient pu être touchantes (le père sur le lit d’hôpital, la fille dans le parloir) tombent dans le mélo mais pas celui d’un Clint Eastwood. Ensuite, la spirale dans laquelle va se lancer le gangster en braquant des banques, en réussissant à s’évader encore et encore prend le pas sur la psychologie. On perçoit la fascination du réalisateur lorsque le personnage est emprisonné et que les gardiens l’appellent ‘Monsieur Mé-rine’. De quartier QHS on n’entendra pas parler, pas plus que d’autres faits à peine cités.

 

Á chaque scène du précédent opus va correspondre un écho dont voici une liste non exhaustive : la maîtresse, le père, le lieutenant (François Besse), les journalistes (dont l’épisode MINUTE) ; la fuite (la première est proche de la série ‘Les brigades du Tigre’), l’engagement (montrant plus celui d’un gangster que d’une conscience de classe).

 

Moins intense, plus long et lorgnant vers une production banale, cette deuxième partie clôt la vie de celui devenu l’ennemi public numéro un, qui s’était embarqué dans un voyage vers la violence et la facilité dont on ne revient pas.

 

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