TWO LOVERS

  • Kitano
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Leonard est bipolaire, porteur d’une maladie qui a fait annuler son mariage avec une personne elle aussi touchée par cela. En amour, il va connaître le trouble des avances de Sandra qui arrangerait aussi les affaires familiales et le coup de foudre pour sa voisine qui s’avère amoureuse d’un homme marié étant aussi son patron.

 

Délaissant le film policier environnement mafia russe, James Gray après son superbe LA NUIT NOUS APPARTIENT, revient avec son acteur fétiche Joachim Phoenix qui porte littéralement le film de son regard fiévreux et de son corps cherchant un équilibre, comme il le cherche dans le couple.

Sur une trame classique, c’est du côté sombre que vire James Gray. Comme si à la lumière du jour, il préférait la nuit, comme si les liens familiaux ne pouvaient contenir une passion vouée à l’échec. Sandra est tombée amoureuse de Leonard qui est tombé amoureux de Michelle qui est amoureuse de l’homme marié. Un cercle que l’on peut faire tourner avec des sentiments parfois partagés mais rattrapés par l’aspect pratique, réaliste.

 

Joachim Phoenix irradie le film par une interprétation aussi parfaite qu’avec le précédent film. Le 28 octobre, il annonçait lors d’une émission la fin de sa carrière pour se consacrer uniquement à la musique (c’est lui qui chantait dans le film biopic de Johnny Cash – Walk the line). A côté de lui, la blondinette, mignonette et fadinette Gwyneth Palthrow joue comme il se doit tandis que la brune Vinessa Shaw avec un rôle secondaire a plus d’étoffe par cet amour moins compliqué, plus rassurant qu’elle propose.

 

Chez James Gray, la noirceur remplace le bonheur, la souffrance est autant psychologique, psychiatrique que physique avec les deux principaux personnages ‘borderline’. Le film est moins intense que le précédent mais rien que pour une des scènes finales il mérite d’être vu car rarement je n’ai perçu mise en scène plus fulgurante dans les regards échangés. Inoubliable est le regard entre le fils et la mère. Ces plans sont les plus perçants qu’il m’ait été donnés de voir.

Le film se termine par ces mots : « mais tu pleures ! », « oui, c’est parce que je suis heureux ». Derrière les mots, les maux du cœur que la vie devrait panser.

Pour un film de genre, James Gray réussit une belle variation.

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