INJU, LA BETE DANS L'OMBRE

  • Kitano
  • Films

Il est des films dont on peut s’enthousiasmer et dont la joie retombe vite, il en est d’autres où plus on y pense, plus on s’aperçoit des défauts. C’est le cas avec INJU, LA BÊTE DANS L’OMBRE le dernier Barbet Schroeder. C’est d’autant plus décevant que mis à part un documentaire l’an dernier (L’avocat de la terreur – sur Jacques Verges), il n’avait pas tourné depuis 6 ans (Calculs meurtriers).


Alex Fayard, écrivain de renom part au Japon faire la promotion de son nouveau livre au style inspiré d’un écrivain japonais Shundei Oe que personne n’a jamais vu. Ses livres amoraux décrivent des situations où le Mal triomphe, ce que le français ne veut envisager méthodiquement. Très vite, il reçoit des messages lui intimant de quitter le pays mais il décide de rester et d’aider une geiko (nom donné à Kyoto aux geishas) tourmentée par l’écrivain qu’elle a connu avant qu’il ne sombre dans la folie. La manipulation peut commencer.


A priori, l’histoire policière aurait dû guider le film et c’est en partie ce qui se passe, sauf que le réalisateur va se perdre dans une reconstitution de cinéma daté comme pour le prologue réussi présentant la fin d'un film adapté du roman de l'écrivain japonais.


Dès le début, on peut se douter de la conclusion, symétrie du début. Pour se distinguer d’un film normalisé, il y a ces trois « vignettes érotiques » : voyeurisme, léchage de pieds et séance sado-maso. La première est classique, la seconde pas inspirée et la dernière courte. On saisit le sens de la mise en scène studio (le grenier n'a pas de poussière au Japon), celle du scénario menant à la manipulation et la fin louchant vers Usual suspects.


Á bien y penser, INJU est peut-être plus raté que décevant.

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