WALL e

  • Kitano
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Le film de l’été.

Certes, des treize films vus depuis mon voyage en Asie, c’est la médiocrité commerciale qui prédomine. La seule qualité de certains films étant durée et titre courts.

Cette nouvelle production PIXAR-Disney se distingue des films précédents comme FINDING NEMO (pour les enfants) et RATATOUILLE (d’un intérêt à rapprocher des films de cet été) par un axe référencée cinéma et avec un coté plus profond qu’il n’y paraît.

La raison se trouve avec le producteur exécutif du film John Lasseter qui a précédemment réalisé TOYS STORY et CARS d’où il émanait une nostalgie, un regard vers une autre direction qu’une Amérique triomphante.

 

C’est le cas avec Wall e, robot qui ramasse, compresse depuis 700 ans les déchets de la Terre depuis bien longtemps abandonnée par les humains. Il a comme compagnon un cafard. Mais, sa routine va être bouleversée lorsqu’il voit un vaisseau laisser un robot nouvelle génération programmé pour trouver une plante.

 

Avant le film, nous est présenté un court métrage sans paroles qui va donner le ton du film : un lapin va perturber le numéro du magicien car il veut sa carotte. Wall e, c’est presque le même thème.

 

La réussite du film tient en sa première partie, sans paroles mais avec de la musique. Car le robot carré aime regarder HELLO DOLLY en cassette vidéo, après son travail et après avoir rangé ses chenilles. Nous sommes donc dans un monde sans monde puisque les humains sont dans l’espace aidés dans leurs loisirs par des robots de toutes sortes. Des siècles dans l’apesanteur fait évoluer le squelette qui ne peut plus soutenir la masse graisseuse.

 

La référence évidente est celle à Kubrick, la première visuelle pour 2001 (musique, passage sans son dans l’espace, l’ordinateur Karl, l’arrivée d’EVE comme le monolithe), la seconde sur le fond fait penser à du Phillip K. Dick, les robots ont-ils une âme, des souvenirs surtout après le changement de leur carte mère ?

Ce thème est bien plus profond qu’il n’y paraît surtout dans l’atelier dans le vaisseau où sont réparés des robots déviants. On peut alors se rappeler ROBOCOP lorsque EVE dégaine, modèle rappelant aussi les westerns.

 

La première partie est la plus intéressante, WALL e ou le retour au cinéma muet, le comique va changer de registre avec l’arrivée de l’ovoïde EVE. La seconde partie dans le vaisseau va âtre classique, trop prévisible, moins touchante.

Regard sur notre société (Wall e trouvant une bague, la jette mais garde l’écrin), présente et à venir (obésité et aide des robots). Le robot Wall e semble comme ce petit poisson (FINDING NEMO) dans l’océan mais son but est amoureux. Thème bien traité avec ces pinces qui se cherchent pour s’unir.

 

WALL e ne sera pas le film de l’année mais reste comme une grande réussite PIXAR.

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